En pleine tempête après ses propos tenus samedi soir à l’Abbé-Deschamps, Pablo Longoria reçoit un soutien de poids. Éric Di Meco, légende de l’Olympique de Marseille, a pris la parole pour défendre, sinon excuser, le président marseillais, épinglé pour son emportement.
Di Meco pointe la pression extrême sur les présidents de Ligue 1
Dans l’émission Super Moscato Show, Éric Di Meco a tenté d’élargir le débat. L’ancien défenseur de l’OM reconnaît que Longoria a craqué, mais estime que la pression qui pèse sur les dirigeants de clubs de Ligue 1 est démentielle. « J’aimerais qu’on élargisse le débat. Oui, on parle de Pablo Longoria qui a pété carrément un câble et il l’a reconnu. Mais moi je pense qu’en ce moment, la pression est trop forte pour les présidents de Ligue 1 », a-t-il expliqué.
Pour Di Meco, la situation financière et sportive pèse lourdement sur les épaules des dirigeants. Entre la gestion des fonds, les incertitudes liées aux droits TV et la pression des résultats, le quotidien d’un président de club est une véritable poudrière. Il imagine difficilement vivre sous un tel stress : « Tous les matins, ils se lèvent presque tous en se demandant s’ils ne vont pas mettre la clef sous la porte. Sans compter la pression sportive. Nous, on peut faire des raisonnements, on dort bien la nuit. Mais je n’aimerais pas avoir la vie qu’a le président Longoria. »
Les tensions autour des droits TV en toile de fond
Di Meco a également mis en lumière le contexte général du football français, qui traverse une crise profonde avec l’incertitude sur les droits de retransmission. Il évoque les révélations récentes qui ont secoué la Ligue 1 et qui, selon lui, ont pu impacter la réaction de Longoria : « L’épisode qu’il y a eu la semaine dernière avec les écoutes qui sortent sur ces fameuses réunions… Elles ne sont pas très glorieuses pour le président Longoria, qui est soumis au président Nasser Al-Khelaïfi avec le président Caillot ou d’autres. À un moment donné, la cocotte-minute saute. Ses mots ont dépassé sa pensée. »
Si l’Espagnol risque d’être lourdement sanctionné, Di Meco insiste sur le fait que ce type de craquage n’est pas un cas isolé : « Les présidents pètent tous les plombs à un moment donné dans la saison. Tous. » Une manière de relativiser la situation et de rappeler que même un gestionnaire réputé réfléchi et passionné comme Longoria n’est pas à l’abri d’une explosion sous tension.