Le retour d’Adrien Rabiot au Parc des Princes pour le Classique PSG – OM était scruté de près. Entre hostilité du public, responsabilités sur le terrain et provocations en tribunes, retour sur une soirée électrique.
Un accueil glacial pour Adrien Rabiot
Adrien Rabiot n’a jamais laissé indifférent au Parc des Princes, et son retour sous les couleurs de l’Olympique de Marseille six ans après son départ du Paris Saint-Germain ne pouvait que raviver les tensions. L’accueil réservé par les supporters parisiens fut à la hauteur des attentes : chants hostiles, sifflets sur chaque prise de balle et banderoles offensives sont venus rappeler le ressentiment d’une frange du public.
Malgré ces tensions, Roberto De Zerbi lui a témoigné sa confiance en lui confiant le brassard de capitaine. Un choix fort qui a immédiatement mis Rabiot sous le feu des projecteurs. Dès la première minute, Lucas Beraldo a donné le ton avec une faute rugueuse sur l’international français, déclenchant l’euphorie des tribunes. Mais au-delà de cette pression intense, comment Adrien Rabiot a-t-il répondu sur le terrain ?
Un impact limité malgré un moment de gloire
Malgré un contexte hostile, Rabiot a tenté de stabiliser le jeu marseillais. S’il a été régulièrement sifflé, l’ancien Parisien n’a jamais semblé affecté mentalement. Mieux encore, il s’est illustré sur l’un des rares temps forts de l’OM en interceptant une passe ratée de Nuno Mendes avant de servir Amine Gouiri pour la réduction du score. Un éclair qui aurait pu relancer Marseille, mais rapidement éclipsé par un but contre son camp de Pol Lirola.
Si son influence sur le jeu a parfois été contrariée, c’est en tribunes que la tension est montée d’un cran. Les banderoles déployées au Virage Auteuil ont viré à l’attaque personnelle, visant directement Rabiot et sa mère. Des messages provocateurs, trahissant la rancune tenace d’une partie du public à son égard.
Un classico sous haute tension, mais une victoire tranquille pour Paris
Finalement, l’enfer promis n’aura pas vraiment eu lieu. Si les sifflets et banderoles ont marqué la soirée, Rabiot n’a pas subi de pression supplémentaire au fil de la rencontre. Dans un match où le PSG était largement favori, les Parisiens n’ont jamais réellement tremblé, s’imposant avec autorité.
Pour Adrien Rabiot, ce retour au Parc aurait pu prendre une tournure cauchemardesque, mais il a su garder son calme et même se montrer décisif par intermittence. Loin d’être l’épicentre de la rencontre, il aura finalement été un acteur secondaire d’un Classique qui restera davantage marqué par la performance collective du PSG que par l’hostilité contre son ancien milieu de terrain.