Trois défaites consécutives en Ligue 1, neuf buts encaissés en trois déplacements, une défense aux abois… L’Olympique de Marseille traverse l’une de ses plus grandes crises sportives du XXIe siècle. En s’inclinant 3-1 à Reims ce samedi, les hommes de Roberto De Zerbi ont confirmé leur lente mais inexorable descente au classement. Et si ce naufrage fait le bonheur de nombreux supporters parisiens, c’est surtout un signal fort dans la course à l’Europe et une aubaine pour le PSG, qui voit un concurrent direct s’effondrer à quelques semaines des échéances cruciales.
Une défense olympienne dépassée : des chiffres accablants
Le match à Reims était bien plus qu’une simple contre-performance. Il s’agit d’un tournant tragique dans la saison de l’OM. Malgré une possession stérile de 80 % selon Stats Perform, les Phocéens ont été incapables de contenir les offensives rémoises. Keito Nakamura (29’), Diakhon (51’) et Atangana (68’) ont puni une défense fréquemment prise de vitesse et désorganisée.
Le constat est glaçant : c’est la première fois depuis octobre-novembre 1984 que Marseille encaisse au moins trois buts lors de trois matchs consécutifs à l’extérieur en Ligue 1, comme le souligne le compte officiel d’OptaJean sur X (anciennement Twitter). Et ce n’est pas tout. Stats Foot révèle que l’OM a déjà concédé 36 buts en seulement 27 journées, égalant sa pire performance défensive du XXIe siècle (saison 2016/17).
Pour un club qui ambitionne une qualification européenne, voire un retour en Ligue des champions, ces chiffres sont alarmants. En comparaison, le PSG n’a encaissé que 21 buts au même stade de la saison – une solidité défensive qui fait toute la différence dans les moments clés.
De Zerbi dans l’œil du cyclone : un discours qui ne passe plus
Interrogé en conférence de presse d’après-match, Roberto De Zerbi n’a pas caché son désarroi. « La mentalité ne s’achète pas dans un supermarché. La mentalité de l’équipe que je veux n’est celle qu’on a en ce moment », a-t-il déclaré, cité par L’Équipe. Une déclaration forte, symptomatique d’un coach à bout de solutions face à une équipe qui semble désunie.
La perte de Leonardo Balerdi, blessé au genou, vient fragiliser une ligne arrière déjà aux abois. Le technicien italien s’est d’ailleurs montré très incisif sur l’importance de l’Argentin : « Quand Balerdi n’est pas là, l’équipe change. Souvent, quand il ne joue pas, on perd », a-t-il souligné. En s’en remettant à un seul défenseur comme point d’ancrage, le constat est terrible pour un club de ce standing.
Quel impact pour le PSG dans la course aux titres et à l’Europe ?
Pour le Paris Saint-Germain, ce plongeon marseillais est loin d’être anodin. Bien sûr, la rivalité entre les deux clubs donne toujours lieu à une bataille de prestige, mais sur le plan purement sportif, l’effondrement olympien ouvre de nouvelles perspectives. Alors que Paris domine actuellement la Ligue 1, ses concurrents s’écroulent tour à tour : Monaco manque de régularité, Lille manque de tranchant offensif et désormais, Marseille sombre.
Dans la course aux places européennes, c’est un boulevard qui s’ouvre pour Paris, notamment en vue d’une gestion intelligente de son calendrier entre Ligue des champions, Coupe de France et Ligue 1. Le PSG pourrait aligner des équipes plus rotationnées sans grand danger en championnat, tout en mettant le paquet sur la scène européenne.
Et plus symboliquement, cet écart grandissant entre le PSG et l’OM prouve une chose : le projet phocéen s’essouffle tandis que Paris confirme, malgré les turbulences, une stabilité stratégique et sportive. À l’aube des échéances décisives, la dynamique est clairement favorable aux Parisiens.
En résumé, pendant que Marseille revit ses cauchemars des années 1980, le PSG trace sa route, sereinement, vers un nouveau titre. Et guette, avec attention, les piétinements de ses poursuivants…