Alors que l’Olympique de Marseille traverse une profonde crise défensive, un nom réapparaît avec insistance : Chancel Mbemba. Écarté depuis plusieurs mois, le défenseur congolais suscite des débats autour d’un possible retour. Mais cette hypothèse est-elle vraiment envisageable… ou totalement illusoire ? Décryptage.
Marseille en crise défensive : quand l’urgence pousse à l’impensable
Aujourd’hui, l’OM fait face à une pénurie criante de défenseurs centraux. Avec Leonardo Balerdi et Luiz Felipe absents pour blessures, l’effectif de Jean-Louis Gasset est amputé de piliers majeurs pour préserver son équilibre défensif. Cette infirmerie bien garnie a renforcé la spéculation autour d’un potentiel come-back de Mbemba, pourtant écarté depuis le début de saison 2024-2025.
Ce scénario, bien que rocambolesque, trouve sa justification dans les résultats décevants de l’équipe (aucune victoire lors des 4 derniers matchs de Ligue 1 à la date de rédaction) et l’alignement de choix défensifs contraints, comme le repositionnement de joueurs non spécialistes du poste. Une situation périlleuse alors que l’OM lutte pour une place européenne cette saison.
Mbemba : de l’élément cadre à l’exclu définitif
L’exclusion de Chancel Mbemba, 29 ans, n’est pas tombée du ciel. Dès l’été 2024, plusieurs incidents disciplinaires sont rapportés. Une altercation avec un officiel du club (Ali Zarrak), puis une entorse au protocole médical scellent son sort. Le président marseillais Pablo Longoria tranche rapidement : l’international congolais n’apparaîtra plus dans les plans du club. « Le respect de l’institution est le plus important », déclarait-il en conférence de presse (source : L’Équipe).
Depuis, Mbemba n’a disputé aucune minute en match officiel sous les couleurs olympiennes. Pourtant, il continue à s’entraîner régulièrement et reste actif avec sa sélection nationale, dont il porte toujours le brassard. Un paradoxe qui n’échappe pas aux supporters, d’autant qu’il avait été l’une des rares satisfactions marseillaises lors des précédentes saisons.
Des portes de sortie bloquées par des raisons financières
La volonté de l’OM de se séparer de Mbemba ne s’est pas traduite par un transfert. Plusieurs clubs, dont Montpellier et Al-Fateh (Arabie saoudite), se sont renseignés. Mais la réalité économique a vite refroidi les ardeurs. Son salaire élevé (estimé à 320 000 € par mois) et une indemnité de transfert demandée de 3 millions d’euros ont dissuadé les acheteurs.
« Chancel n’a jamais eu d’offre concrète », affirmait son avocat, Maître Grégory Ernes, au micro de RMC Sport. « Il respecte ses obligations contractuelles et souhaite une issue favorable. » Pour l’heure, cette issue semble s’éloigner.
Un retour impossible, même en pleine tempête
Peut-on imaginer un retour temporaire, compte tenu de la crise que traverse la défense marseillaise ? Selon L’Équipe, l’hypothèse n’est même pas à l’étude. Le club, même en manque d’options, écarte catégoriquement l’idée de réintégrer Mbemba, preuve d’une rupture bien plus profonde qu’une simple mésentente sportive.
Une décision qui interroge quand on connaît la valeur du joueur sur le terrain. Mbemba est un leader expérimenté, brillant dans le duel et précieux dans le jeu aérien, qui pourrait théoriquement soulager une défense aux abois. Mais l’institution olympienne semble avoir définitivement tourné la page, quitte à se fragiliser en interne.
Quel impact pour le PSG et les autres concurrents ?
Côté PSG, cette désorganisation interne à Marseille peut être perçue comme un signe d’affaiblissement durable de son rival historique. Dans la course au podium, l’OM perd en stabilité tandis que les Parisiens, avec une défense bien huilée autour de Marquinhos, Danilo et Lucas Beraldo, continuent leur domination en Ligue 1 et préparent tranquillement les échéances européennes.
L’affaire Mbemba illustre aussi les difficultés à gérer les désaccords disciplinaires sans impacter les performances sportives : un véritable cas d’école pour les dirigeants de clubs de haut niveau.
En conclusion ? L’hypothèse folle d’un retour de Chancel Mbemba à l’OM restera bien cela : une folie. Le divorce est consommé, et même l’urgence n’y changera rien.