OM : Rabiot monte au créneau et défend De Zerbi après la victoire face à Toulouse

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

Adrien Rabiot n’a jamais été un joueur qui mâche ses mots, encore moins lorsqu’il s’agit de défendre son entraîneur. Après la victoire de l’Olympique de Marseille face à Toulouse (3-2), le milieu de terrain international français a tenu à rétablir la vérité sur les tensions supposées avec Roberto De Zerbi. Une sortie médiatique forte, stratégique, et révélatrice de l’équilibre fragile au sein d’un vestiaire sous pression.

Une réaction collective après une semaine sous haute tension

Le week-end précédent, l’OM s’était lourdement incliné face au Stade de Reims (1-3), laissant planer le spectre d’une crise interne. Sur fond de performances décevantes, la frustration de Rabiot s’est exprimée sans filtre : il avait alors remis en cause l’état d’esprit du groupe, pointant un « manque d’agressivité ».

Cette déclaration avait jeté de l’huile sur le feu d’un vestiaire déjà en proie à des tensions, au point que certains médias, comme L’Équipe, ont évoqué une forme de mutinerie autour de Roberto De Zerbi. Pourtant, la rencontre de ce dimanche contre Toulouse a offert un tout autre visage : celui d’une équipe rassemblée, solidaire, et portée par une volonté nouvelle. Comme l’a affirmé Rabiot après la rencontre : « L’état d’esprit était là. On a été meilleur ce soir mais il faut surtout souligner l’état d’esprit par rapport à ce qu’on avait montré par le passé. »

Rabiot défend De Zerbi et recentre les débats

Loin de s’éloigner de son entraîneur, Adrien Rabiot a pris à contre-pied les rumeurs publiées ces derniers jours. Loin d’une fracture entre De Zerbi et son vestiaire, le milieu marseillais évoque un groupe mobilisé et réactif à la poigne de son coach. Il précise : « Le coach était énervé et a cherché à nous remobiliser un petit peu et c’est normal, c’est son rôle, mais personne n’a quitté le navire. »

Une manière claire de recadrer le débat et de soutenir un entraîneur souvent critiqué pour ses méthodes exigeantes. Arrivé cet été avec une philosophie offensive ambitieuse, De Zerbi a connu un début de saison en dents de scie avec l’OM, alternant les prestations flamboyantes et les trous d’air inquiétants. Mais les mots de Rabiot confirment une vérité essentielle : De Zerbi n’a pas perdu son vestiaire, et mieux encore, il semble en phase de reconquête avec ses joueurs.

Des enjeux cruciaux pour la fin de saison

Cette déclaration intervient à un moment charnière. Le calendrier de l’OM s’annonce chargé : la Ligue 1 entre dans son sprint final, les places européennes sont chères, et toute baisse de régime se paiera au prix fort. Le milieu français en est pleinement conscient : « Maintenant ça ne suffit pas sur un match, il faut y aller jusqu’à la fin. Le classement est très serré aussi donc on va essayer de continuer comme ça. »

Pour Paris, principal rival historique de l’OM, cette dynamique retrouvée côté marseillais est à surveiller de près. Si les hommes de De Zerbi parviennent à préserver cet état d’esprit et cette cohésion, ils pourraient redevenir un concurrent sérieux pour les places en Ligue des Champions. Et dans une saison où le PSG vise le titre national mais aussi l’Europe, une montée en puissance de l’OM pourrait influer indirectement sur sa gestion de l’effectif selon les résultats des concurrents.

Un vestiaire réuni… pour combien de temps ?

Si les propos de Rabiot ont le mérite d’apaiser les tensions médiatiques, ils ne garantissent pas pour autant une stabilité durable. Dans un environnement marseillais connu pour son volcanisme – à la fois dans la presse et en interne – seul un enchaînement de résultats positifs pourra cimenter cette nouvelle dynamique. L’enchaînement des confrontations à venir sera donc décisif pour valider ou non la méthode De Zerbi.

Une chose est sûre : Rabiot s’impose de plus en plus comme l’un des leaders de ce groupe, capable de dire tout haut ce que d’autres murmurent tout bas. Une attitude qui tranche avec ses débuts plus discrets sous les couleurs marseillaises, et qui rappelle qu’un vestiaire, aussi divisé soit-il en apparence, peut se souder autour de figures fortes – et d’entraîneurs capables de faire vibrer les bons ressorts psychologiques.

Dans cette histoire, plus qu’une simple mise au point, c’est peut-être le début d’un tournant marquant pour la fin de saison olympienne.

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