Dans une 28e journée de Ligue 1 pleine de suspense, l’Olympique de Marseille s’est imposé à domicile face au Toulouse FC (3-2), au terme d’une bataille haletante au Vélodrome. Un résultat qui permet aux hommes de Roberto De Zerbi de rester dans le sillage du Paris Saint-Germain, leader du championnat. Décryptage d’une rencontre où les Marseillais ont autant rassuré qu’inquiété.
Une entame marseillaise contrastée
Le Vélodrome s’attendait à un sursaut d’orgueil de son équipe, et le début de match a laissé planer l’espoir. Sur une action confuse, l’OM a ouvert le score grâce à un contre son camp de Gabriel Suazo (21′), qui a propulsé le ballon dans ses propres filets après un cafouillage. Mais cette ouverture du score n’a pas suffi à stabiliser le match côté marseillais.
Toulouse a rapidement réagi par l’intermédiaire de Frank Magri (29′), bien servi par un centre millimétré de Gboho. Ce but a refroidi les ardeurs phocéennes et donné confiance aux Violets, plus agressifs et dangereux, notamment par Babicka qui a buté sur Rulli (38′). L’OM, malgré une possession supérieure, peinait à transformer ses séquences de domination en occasions franches.
Greenwood et Rabiot : les sauveurs de l’OM
Au retour des vestiaires, l’Olympique de Marseille a affiché un visage plus conquérant. Mason Greenwood, inspiré, redonne l’avantage aux siens d’un enchaînement contrôle-frappe imparable dans la lucarne à la 57e minute. Ce but a redynamisé les Phocéens, qui ont doublé la mise sept minutes plus tard grâce à Adrien Rabiot, auteur d’une volée somptueuse (64′). Deux gestes techniques d’exception qui laissent entrevoir ce que l’OM est capable de produire lorsqu’il joue avec rythme et justesse.
Mais à l’instar de nombreuses prestations cette saison, la sérénité marseillaise s’est effritée en fin de match. Toulouse, persévérant, a recollé au score à la 76e sur un coup de tête précis de Vincent Sierro, servi par Cásseres. Dès lors, les dernières minutes ont été placées sous le signe du doute. Sierro a même frôlé l’égalisation à la 80e d’un tir puissant à l’entrée de la surface, qui a frôlé la lucarne. L’OM, fébrile, essuie une dernière vague toulousaine avant le soulagement du coup de sifflet final.
Un OM fragile, un PSG serein
Cette victoire marseillaise permet aux hommes de Roberto De Zerbi de rester dauphins du PSG, mais le contenu du match appelle à la vigilance. Si Greenwood et Rabiot ont été rayonnants, la gestion collective et mentale reste préoccupante. Face à une équipe de Toulouse 13e au classement, l’OM a tremblé plus que de raison.
Du côté du Paris Saint-Germain, ce résultat est tout bénéfice. Les Parisiens, forts de leur avance au classement et de leur récente qualification européenne, peuvent observer la fragilité de leurs poursuivants avec un certain confort. La confrontation directe à venir entre l’OM et le PSG n’en sera que plus décisive pour évaluer les ambitions réelles des Marseillais.
En somme, cette courte victoire, arrachée dans la douleur, confirme un OM capable de fulgurances, mais toujours en quête de constance. De Zerbi devra impérativement resserrer les boulons défensifs pour espérer menacer un PSG plus que jamais maître de son destin en Ligue 1.