Courbis assène une vérité brutale : “Sans Rulli, l’OM flirterait avec la relégation”

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

Alors que la tension monte à Marseille dans cette fin de saison sous haute pression, une déclaration signée Rolland Courbis vient d’ajouter un nouveau pavé dans la mare olympienne. L’ancien coach de l’OM (1997-1999) n’a pas mâché ses mots en pointant du doigt la dépendance extrême de l’équipe au gardien argentin Geronimo Rulli. Une sortie qui illustre à merveille les doutes entourant le projet De Zerbi, en pleine quête d’une qualification européenne qui s’annonce de plus en plus compromise.

Un effectif déséquilibré, un collectif à la dérive

Roberto De Zerbi, vent debout après le naufrage face à Monaco (3-0) le week-end dernier, s’accroche encore à son discours : « On a bien joué, on méritait mieux », a-t-il affirmé en conférence de presse dans des propos rapportés par Onze Mondial. Mais dans les faits, l’OM vient d’enchaîner une série noire qui l’a vu s’effriter dans presque tous les compartiments du jeu. À ce jour, avec neuf défaites au compteur, les Phocéens n’ont qu’un maigre point d’avance sur Lyon, deux sur Lille, et quatre sur Nice dans la bataille pour le podium de Ligue 1.

Plus inquiétant encore, le sentiment de fracture dans le vestiaire s’accentue. Damien Perquis, ancien défenseur de Ligue 1 reconverti consultant, doute même que De Zerbi ait encore la main sur son groupe. Sur RMC Sport, il déclarait : « Pour moi, il a déjà perdu son vestiaire », comparant la situation de l’OM à celle de Rosenior à Nice ou Fonseca à Lyon, où l’adhésion au projet technique semble bien plus ancrée. L’Olympique de Marseille, pourtant richement doté sur le papier, paraît incapable de se sortir de son marasme collectif.

Rulli, le seul rempart marseillais selon Courbis

C’est dans ce contexte critique que Rolland Courbis a livré une analyse au vitriol sur RMC. Pour lui, l’unique constant dans cette saison chaotique s’appelle Geronimo Rulli. Le portier argentin, véritable mur dans les cages olympiennes, aurait littéralement sauvé la saison à lui seul : « Sans Rulli, l’OM serait 12e ou 13e », tranche Courbis. Rare satisfaction dans un système défensif défaillant, son rôle dépasse clairement celui d’un simple gardien. Il est l’assurance vie d’une équipe qui flanche trop souvent sous la pression.

Avec une défense aux abois, un milieu intermittent et une attaque en perte de repères (Greenwood notamment reste muet), l’OM ne peut compter que sur les prouesses individuelles du dernier rempart. Là où Monaco, Lyon et même Lille présentent des collectifs huilés, Marseille s’en remet aux exploits isolés. Le constat est lourd : un mercato hivernal qui n’a pas renforcé les secteurs clés, une dépendance inquiétante à un joueur, et un entraîneur dont la stratégie ne semble plus faire mouche.

Le calendrier restant paraît pourtant abordable sur le papier, mais comme le souligne Courbis, « même contre Montpellier, c’est 9 chances sur 10 de gagner… pas 10 », rappelant que rien n’est jamais acquis lorsque la dynamique est négative. En somme, ce sont la structure du projet et l’adhésion du vestiaire qui feront toute la différence dans le sprint final.

Impact potentiel sur la course à la C1… et sur le PSG ?

Pourquoi cette situation de crise à l’OM intéresse-t-elle autant les amoureux du PSG ? Au-delà de la rivalité historique, le sort de Marseille a des répercussions directes sur la répartition des places européennes et sur la dynamique du championnat. Un OM affaibli ouvre un boulevard à Lyon, Lille ou Monaco, des concurrents directs aux ambitions similaires. Le PSG, déjà assuré de son ticket pour la Ligue des champions, observe donc avec attention les forces montantes qui pourraient être ses futurs adversaires continentaux.

Mieux encore, une non-qualification de l’OM pour la C1 pourrait avoir des conséquences économiques importantes. Moins de revenus, départs de cadres, blocage du projet De Zerbi… C’est un effet domino que Courbis semble anticiper en posant cette question magistrale : « Est-ce qu’on pouvait espérer mieux que ça cette saison ? » Une interrogation lourde de sens pour une fin de saison sous haute tension sur la Canebière.

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