OM : De Zerbi justifie son virage tactique et sa mise au vert prolongée

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

Après un OM – Brest (4-1) parfaitement maîtrisé, Roberto De Zerbi a offert une analyse sincère et riche en enseignements. Le coach italien, jamais avare de réflexions profondes, a expliqué les raisons de son revirement tactique et a insisté sur l’importance de la mise au vert prolongée. Décryptage.

Un changement tactique crucial pour relancer l’OM

Ce dimanche soir, le Vélodrome a vibré. L’Olympique de Marseille, dynamique et inspiré, a corrigé Brest avec un net 4-1. Et derrière cette prestation aboutie, un choix stratégique fort : revenir à une défense à quatre. Interrogé par DAZN après la rencontre, Roberto De Zerbi a expliqué sans détour son analyse : « Lors des derniers matchs à la maison, j’ai vu qu’avec le ballon, on n’avait pas la même énergie, on avait perdu quelque chose », a-t-il révélé.

En spécialiste des systèmes fluides et du jeu de position, De Zerbi a insisté : « Je ne veux pas changer juste pour changer, on ne joue pas au casino ». Cette modification n’a donc rien d’anecdotique, elle est le fruit d’une observation minutieuse et d’une réflexion permanente. Comme il l’a avoué, il a passé de longues nuits à mûrir cette évolution. Un retour au 4-3-3 plus classique, permettant à ses joueurs clés — comme Greenwood ou Aubameyang — d’exprimer pleinement leur potentiel offensif, tout en assurant une meilleure stabilité défensive.

En choisissant ce virage tactique, De Zerbi affirme intensément son empreinte sur l’équipe phocéenne : pragmatique dans ses choix, mais toujours fidèle à son idée du beau jeu. Un modèle inspirant que Luis Enrique, au PSG, suit aussi, en prônant un football total tout en adaptant son schéma selon ses adversaires et les dynamiques internes.

La mise au vert prolongée : une stratégie pour resserrer les liens

Autre décision marquante : la prolongation de la mise au vert en Italie. Habituellement synonyme de sanction, elle est ici perçue comme un choix positif. « Ce n’est pas une punition, les joueurs sont contents », affirme De Zerbi. L’idée est simple : renforcer la cohésion d’un groupe parfois en perte d’agressivité sur le terrain.

Cette approche humaine, où le manager valorise l’attitude et l’engagement de ses joueurs, trouve des échos dans la philosophie actuelle du PSG sous Luis Enrique. Le coach espagnol mise lui aussi beaucoup sur la dynamique de groupe, estimant que la réussite passe par un fort esprit collectif. Un aspect d’autant plus essentiel avec un calendrier chargé entre Ligue 1, Ligue des champions et Coupe de France.

De Zerbi permet également à certains joueurs, comme Mason Greenwood, de redéfinir leur rôle et leur implication : « Est-ce que vous aviez déjà vu Mason Greenwood travailler autant ? Il faut donner du crédit aux joueurs. » Ce sens du détail et de la psychologie rappelle combien la gestion humaine est devenue capitale dans le football moderne, y compris dans des équipes sous pression constante comme le PSG.

Si Marseille a encore du chemin pour s’installer durablement sur le podium, la prestation contre Brest envoie un signal fort aux concurrents… dont le Paris Saint-Germain, déjà champion en titre, ne manquera pas de tenir compte à l’heure d’analyser le paysage de la Ligue 1 version 2024-2025.

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