Alors que le sprint final de Ligue 1 bat son plein, l’Olympique de Marseille s’apprête à disputer un match crucial ce vendredi contre le LOSC, dans la course effrénée à la Ligue des champions. Roberto De Zerbi, intronisé en cours de saison pour relancer la machine marseillaise, était en visio-conférence ce jeudi pour évoquer les derniers réglages tactiques et afficher ses ambitions. Si le PSG de Luis Enrique reste confortablement installé en tête, l’OM joue chaque semaine pour sauver une saison mouvementée… et croire à l’Europe.
Une mise au vert stratégique et un discours sans détour
Après une nouvelle mise au vert organisée à Rome cette semaine, De Zerbi s’est montré serein mais déterminé. « Il nous fallait peut-être cette période un peu plus compliquée« , a-t-il reconnu, mettant en avant l’esprit collectif retrouvé de ses hommes lors de la victoire contre Brest. Un discours lucide, où l’Italien montre qu’il maîtrise déjà les codes de la communication à la marseillaise : passion, résilience et projet tactique renouvelé.
Face à Lille, De Zerbi ne vient pas pour défendre ou prendre un simple point. Bien au contraire : « On ne peut pas se contenter d’un point, Lille est une belle équipe mais on reste devant« , a-t-il lancé, cité par La Provence. Le message est clair : pour viser le top 4 et pourquoi pas la C1, Marseille doit battre ses concurrents directs.
Le casse-tête tactique : entre système préféré et adaptation aux joueurs
En évoquant les schémas de jeu, De Zerbi n’a pas caché sa préférence : « J’aime jouer avec deux ailiers larges et deux centraux« . Mais le technicien italien reste pragmatique : avec les profils disponibles, l’OM semble mieux armé avec une défense à trois et deux milieux centraux. En face, le LOSC aligne régulièrement deux attaquants (Yazıcı, David…), ce qui pourrait pousser à renforcer l’axe avec un défenseur supplémentaire.
Signe de son approche flexible, De Zerbi confie avoir testé plusieurs animations cette semaine, laissant planer le doute sur la compo finale. Seule incertitude évoquée : Pol Lirola, incertain après un pépin musculaire. Déjà utilisé dans un rôle de piston, l’Espagnol pourrait peser dans la balance si le 3-4-3 est privilégié.
Des talents sous les projecteurs : Gouiri et Rowe entre éloges et attentes
Roberto De Zerbi a également profité de la conférence pour mettre en lumière certains de ses éléments offensifs. Amine Gouiri, souvent critiqué pour son irrégularité, a reçu une réelle marque de confiance : « C’est un joueur très fort, pas que depuis récemment« . Un signal fort avant un choc offensif face à l’une des défenses les plus stables de Ligue 1.
L’autre point tactique intéressant tourne autour de Jonathan Rowe. Recruté cet hiver, utilisé sporadiquement, l’Anglais devrait avoir un rôle clé contre Lille. « Trop prévisibles« , juge De Zerbi sur les dernières sorties offensives. Rowe apporte cette imprévisibilité, cette vivacité sur les côtés, qui manquait selon lui à l’attaque olympienne. En le préférant à Maupay, pur 9, De Zerbi continue sa ligne : mobilité, rapidité, flexibilité.
Quels enjeux pour Paris ? Un œil avisé sur ses rivaux européens
Pour les fans du PSG, ce duel Lille – OM n’est pas anodin. Si le club parisien est déjà qualifié en Ligue des champions et vise le triplé avec la Ligue 1, la Coupe de France et la C1, la configuration des futurs adversaires en Ligue 1 comme en Europe importe. Un OM ou un LOSC armé et en confiance pour la saison prochaine représente toujours un défi stratégique, tant pour le classement que pour éviter des joutes épuisantes en championnat.
Autre point à retenir, le positionnement tactique de De Zerbi pourrait inspirer ou provoquer des ajustements dans d’autres clubs potentiels adversaires du PSG en Europe ou en France. Ce choc Lille – Marseille, au-delà du duel direct, représente ainsi une véritable vitrine des ambitions européennes du football français.