OM : la méthode De Zerbi à Rome intrigue avant la fin de saison

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

Depuis plusieurs semaines, l’Olympique de Marseille a pris ses quartiers en Italie, aux abords de Rome. Un choix stratégique initié par le coach italien Roberto De Zerbi, qui cherche à renforcer la cohésion collective en vue d’une qualification cruciale pour la Ligue des Champions. Alors que Marseille affronte bientôt Le Havre et Rennes pour clore sa saison de Ligue 1, cette immersion romaine suscite autant la curiosité que l’admiration… et interroge.

Une retraite italienne bénéfique au jeu marseillais ?

Avec un large succès face à Brest (4-1) et un nul convaincant sur le plan du contenu à Lille (2-2), l’OM semble avoir retrouvé une certaine énergie collective. Loin du tumulte marseillais, les joueurs se sont recentrés sur le jeu et la dynamique de groupe — un levier souvent crucial en fin de saison. En conférence pour la plateforme DAZN, Roberto De Zerbi a affiché sa satisfaction : « On a montré beaucoup de personnalité, une grande qualité dans le jeu. » (source : DAZN).

Un constat partagé par de nombreux observateurs : cette période de repli semble favoriser la concentration et la discipline. Si les résultats bruts n’ont pas tous été à la hauteur des espérances (notamment le nul à Lille), Marseille a montré un visage plus cohérent, notamment dans les phases de transition et le pressing collectif.

« Les joueurs décident. On est en démocratie » : Une gestion inclusive, mais risquée ?

Interrogé sur une prolongation de cette retraite en Italie, De Zerbi a lâché une réponse qui a fait le tour des réseaux : « Je ne sais pas, il faut que vous demandiez aux joueurs. Ils décident. On est en démocratie. » (source : DAZN). Une déclaration à première vue légère, mais qui révèle aussi un mode de management bien différent de celui de nombreux entraineurs de Ligue 1.

Cette gestion horizontale peut renforcer le sentiment d’engagement des joueurs, les rendre plus responsables et soudés autour d’un projet commun. Mais peut aussi poser la question du rapport d’autorité : jusqu’où peut-on déléguer des décisions stratégiques au groupe ? En pleine ligne droite vers le top 4, cette liberté accordée aux joueurs pourrait s’avérer payante… ou à double tranchant.

Quel impact sur la course à l’Europe, et sur le PSG ?

Malgré une saison mouvementée, Marseille n’a pas encore dit son dernier mot dans la course à l’Europe. Le déplacement au Havre et la réception de Rennes s’annoncent décisifs. Actuellement à portée de tir d’un strapontin européen, l’OM peut encore chambouler l’ordre établi de la Ligue 1.

Pour le Paris Saint-Germain, déjà champion et assuré de sa participation à la prochaine Ligue des Champions, le succès ou l’échec de Marseille pourrait peser sur l’attractivité européenne du football français. Un OM en Ligue des Champions renforcerait la visibilité de la Ligue 1, améliorerait le coefficient UEFA… et apporterait aussi un concurrent plus vaillant en compétition continentale.

Enfin, cette méthode De Zerbi pourrait-elle inspirer d’autres clubs ? À l’image de ce que fait parfois le PSG avec des stages à Doha ou à l’étranger, l’importance du cadre d’entraînement et de l’atmosphère collective prend une place croissante dans les stratégies modernes. Reste à voir si cet exemple marseillais, aux accents italiens, portera ses fruits sur le moyen terme.

Verdict : innovation tactique ou simple coup de com’ ?

Ce qui est certain, c’est que Roberto De Zerbi imprime déjà sa marque sur l’OM. Plus que par ses idées de jeu, par une gestion humaine qui détonne dans le paysage français. Si les résultats suivent, cette liberté octroyée aux joueurs pourrait devenir un cas d’école. Sinon, elle risque d’être vite classée au rang d’expérience ratée.

De Rome à la Canebière, il n’y a pourtant qu’un pas : la suite des événements dira si ce détour stratégique était une brillante inspiration… ou une erreur de GPS.

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