OM : Le retour en grâce d’Adrien Rabiot, maître à jouer inattendu

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

Longtemps catalogué comme un milieu défensif au profil sobre, Adrien Rabiot s’offre une seconde jeunesse sur la Canebière. À l’image de la confrontation face au LOSC ce dimanche soir, le joueur formé au PSG étale une palette technique et offensive rarement exploitée auparavant. Et si son passage à l’Olympique de Marseille sous les ordres de Roberto De Zerbi représentait enfin l’éclosion du Rabiot total ?

Un rôle plus avancé… et décisif

Installé dans un trio médian plus vertical, Adrien Rabiot brille aujourd’hui par son aisance dans les 30 derniers mètres. Loin du registre de récupération qui a fait sa réputation, l’international français s’offre désormais des actions tranchantes et des passes lumineuses, comme celle délivrée sur l’ouverture du score d’Amine Gouiri à la 57e minute contre Lille. Une passe qui porte sa 3e offrande en 7 matchs de Ligue 1, à laquelle s’ajoutent deux buts — soit cinq contributions décisives sur ses sept dernières sorties en championnat.

Ce changement de dimension repose sur un repositionnement malin de Roberto De Zerbi : en l’orientant plus haut sur le terrain, l’entraîneur marseillais libère la créativité de Rabiot tout en valorisant sa capacité à casser les lignes par la passe ou la conduite de balle. Son enchaînement avec Kondogbia sur le but de Gouiri, limpide et rapide, en est la parfaite illustration. Le coach italien, partisan d’un jeu de possession dynamique, a su réveiller le potentiel offensif d’un joueur trop souvent cantonné à des tâches ingrates dans ses clubs précédents.

Un impact qui dépasse la feuille de match

Au-delà des statistiques brutes, l’impact de Rabiot ne s’arrête pas aux chiffres. Sa capacité à dominer le tempo au cœur d’un match comme celui de Lille, tendu et haché, a été précieuse pour un OM parfois irrégulier cette saison. Il assure l’équilibre entre pressing, relance et transitions rapides, un luxe que peu de formations de Ligue 1 peuvent s’offrir.

Côté regrets, le match nul (1-1) face à Lille laisse un goût amer, tant l’OM avait maîtrisé la rencontre. L’erreur grossière de Rulli à la 74e minute, offrant l’égalisation aux Dogues, a terni la prestation collective. Mais Rabiot, interrogé au micro de DAZN, a préféré voir le verre à moitié plein : « Le résultat est frustrant. On a eu beaucoup d’occasions… On garde notre deuxième place, on a notre destin en main donc ça reste positif. »

Ce match contre Lille a aussi confirmé une autre métamorphose : celle d’Amine Gouiri, toujours plus tranchant devant le but avec 8 réalisations et 3 passes décisives cette saison. Mais c’est bien Rabiot qui reste le chef d’orchestre de cette renaissance marseillaise.

Quel parallèle avec le PSG ?

Pour les supporters parisiens, difficile de ne pas ressentir une pointe d’ambivalence en voyant l’un des visages les plus polarisants du centre de formation rouge et bleu s’épanouir si pleinement à Marseille. Si le PSG dispose désormais d’un effectif central bien fourni entre Vitinha, Zaïre-Emery ou encore Ugarte, un Adrien Rabiot à ce niveau aurait sans doute sa carte à jouer dans une rotation haut de gamme. Cela soulève une question intéressante : jusqu’où peut aller ce « nouveau » Rabiot ?

À l’approche d’une fin de saison serrée pour la qualification en Ligue des champions, son influence pourrait être déterminante pour l’OM… et indirectement pour le PSG, qui observe de loin les performances de ses concurrents directs.

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