Alors que l’Olympique de Marseille s’apprête à disputer un match décisif face au Havre, la blessure d’Ismaël Bennacer pourrait bien redistribuer les cartes. Si la première lecture de cette nouvelle inquiète les supporters marseillais, elle interpelle aussi les observateurs du Paris Saint-Germain… et pour cause : cette absence peut peser lourd dans la course aux places européennes, dans laquelle Paris, même déjà sacré champion, reste attentif en vue de la projection sur les Coupes d’Europe et les qualifications futures.
Un coup dur pour l’OM, une opportunité pour ses rivaux
Recruté en janvier en prêt de l’AC Milan, Ismaël Bennacer devait incarner le nouveau métronome du milieu phocéen. Mais après une série de pépins physiques, l’Algérien n’a pas réussi à enchaîner. Dimanche dernier face au LOSC, sa sortie prématurée à la mi-temps, remplacé par Valentin Rongier, avait déjà semé le doute. Le diagnostic est désormais clair : lésion à l’adducteur, forfait assuré face au Havre, selon L’Équipe.
Le timing ne pouvait pas être pire. Alors que Roberto De Zerbi
Côté PSG, même si le titre est en poche et la saison nationale quasi bouclée, l’absence d’un cadre comme Bennacer fragilise Marseille à un moment où Paris surveille ses potentielles adversités en finale de Coupe de France (face à l’OL), mais aussi lors des prochaines éditions européennes. Moins d’adversités dans les compétitions continentales pourrait signifier plus d’opportunités pour briller durablement sur la scène européenne — un objectif assumé par la direction et Luis Enrique.
Espoir contre Rennes… si le sprint final tient
Le staff médical de l’OM garde une lueur d’espoir : Bennacer pourrait faire son retour pour la dernière journée contre Rennes, match décisif qui pourrait s’apparenter à une « finale pour l’Europe » en cas de victoire au Havre. Mais remettre rapidement en condition un joueur touché aux adducteurs reste risqué. Et chaque match prend désormais des allures de tournoi à élimination directe, tant la lutte est serrée entre les prétendants européens.
Si l’OM trébuche au Havre, la non-présence de Bennacer sera pointée comme un facteur-clé d’une potentielle déroute. Pour les rivaux directs comme Nice ou Lyon, cet affaiblissement est une opportunité à saisir. Paris, dans son rôle d’observateur attentif, peut d’ores et déjà envisager quel tableau se dessinera en fonction des qualifiés européens. Pas anodin pour un club qui vise un retour dans le dernier carré de la Ligue des Champions et souhaite que le coefficient UEFA français grimpe… ou que ses principaux concurrents ne se renforcent pas trop grâce aux revenus européens.
En attendant, De Zerbi devra faire sans son meneur de jeu. Et c’est dans ce genre de contexte que l’on mesure l’impact réel d’un joueur comme Bennacer, autant dans l’intensité que dans le tempo du jeu marseillais.
Un PSG spectateur… mais concerné à distance
La blessure de Bennacer dépasse les seules frontières marseillaises. Elle rappelle à quel point l’équilibre d’un collectif peut basculer par l’indisponibilité d’un seul homme. Et dans une fin de saison où tout se joue au mental et à la cohérence tactique, chaque détail compte. Le PSG, bien que déjà tourné vers ses objectifs de triplé (Ligue 1, Coupe de France, et un parcours européen impressionnant), surveille le niveau de ses futurs opposants potentiels en Ligue 1 ou dans les tournois européens.
En conclusion, l’absence du milieu algérien rebat les cartes pour l’OM… mais pourrait aussi, indirectement, jouer en faveur du PSG — preuve que dans le football, tout est interconnecté, même à distance.