Finale PSG – Inter : Medhi Benatia affiche son respect pour Al-Khelaïfi mais soutient les Milanais

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

La tension monte à l’approche de la grande finale de la Ligue des champions entre le Paris Saint-Germain et l’Inter Milan, prévue le 31 mai prochain à l’Allianz Arena de Munich. Si la rivalité entre le PSG et l’OM est historique, cela n’a pas empêché Medhi Benatia, actuel directeur du football marseillais, d’exprimer à la fois son admiration pour le club de la capitale… et de finalement prendre parti.

Benatia, entre respect personnel et loyautés sportives

Invité sur l’émission Rothen s’enflamme sur RMC ce lundi 19 mai 2025, Medhi Benatia s’est vu poser une question délicate : pour qui va-t-il soutenir lors de la final de Ligue des champions entre le club phare de son rival historique, le PSG, et un club italien dans lequel il a des attaches via Beppe Marotta (désormais directeur exécutif de l’Inter) ?

« J’ai beaucoup de respect, comme vous le savez tous, pour Nasser (Al-Khelaïfi)… C’est une belle personne« , a reconnu Benatia, ancien joueur au Qatar où il avait développé une relation de confiance avec le président parisien. Une déclaration rapportée lors de l’émission diffusée sur RMC Sport, confirmant le bon rapport entre les deux hommes.

Malgré cette affection personnelle, l’ancien international marocain préfère que le palmarès européen reste un argument de fierté pour les supporters marseillais : « Il y a quelque chose de spécial à l’OM… À ce jour on est les seuls [en France à avoir gagné la C1], et j’aimerais bien que ça continue« .

Un discours qui ravira les fidèles du Vélodrome… mais qui n’enlève rien au respect qu’il porte aux efforts parisiens.

Le PSG enfin devenu une « vraie équipe » selon Benatia

Au-delà des considérations de rivalité, Medhi Benatia a livré une analyse pertinente de la transformation du PSG version Luis Enrique. Interrogé également par beIN Sports, il a déclaré : « Le PSG que j’ai vu sur les cinq derniers mois, c’est… le meilleur PSG de l’ère QSI. Ils courent ensemble, ils bossent ensemble. C’est une vraie équipe« .

Ces propos viennent confirmer ce que bon nombre d’observateurs notent cette saison : le virage pris par le Paris Saint-Germain vers un football collectif, structuré et moins dépendant des individualités est une réussite. Sous l’impulsion de Luis Enrique, le PSG a éliminé successivement Aston Villa puis Arsenal avec autorité en Ligue des champions, prouvant que la « culture de la gagne » commence (enfin) à infuser au sein du club parisien.

Benatia le reconnaît : « Avant, il y avait une équipe de stars. Aujourd’hui, c’est une équipe tout court« . Cette remarque fait écho aux soucis d’équilibre et de cohésion qui ont longtemps handicapé le PSG dans les grands rendez-vous européens. Et cette saison, tout laisse à penser que les planètes sont enfin alignées.

Un soutien « stratégique » à l’Inter, mais une légitimation du projet parisien

Si Benatia choisit de soutenir l’Inter pour préserver la spécificité marseillaise en Europe, il ne cache pas non plus que Paris mérite amplement sa place en finale. Cette ambivalence en dit long sur le chemin parcouru par le PSG : même ses rivaux les plus farouches doivent saluer le travail accompli par Luis Campos, Luis Enrique et, bien sûr, Nasser Al-Khelaïfi.

A l’heure où les discussions sur la place du PSG dans l’histoire européenne reviennent avec insistance, ces remarques offrent un éclairage intéressant : le PSG version 2024-2025 inspire enfin le respect à ses opposants, non pour ses chiffres ou son budget, mais pour sa cohésion et sa régularité sportive. Une évolution majeure quand on se souvient des précédents échecs, souvent dus à un collectif fragile.

Alors que Paris vise une deuxième finale après celle perdue en 2020 face au Bayern Munich, la reconnaissance – même contrainte – de figures marseillaises comme Benatia témoigne de la montée en puissance du club de la capitale.

Rendez-vous à Munich le 31 mai. Objectif : entrer dans l’histoire, quoi qu’en disent les rivaux.

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