Alors qu’Azzedine Ounahi termine une saison pleine au Panathinaïkos, l’avenir du milieu marocain reste en suspens. L’OM fixe ses conditions, et elles sont loin d’être légères.
Un rebond réussi en Grèce après une descente aux enfers à Marseille
Brillant à la Coupe du monde 2022 avec le Maroc, Azzedine Ounahi avait débarqué à l’Olympique de Marseille avec une cote d’amour et d’espoir élevée. Recruté pour 8 millions d’euros par Pablo Longoria en provenance d’Angers SCO, le joueur n’a jamais réellement trouvé ses marques sur la Canebière. Après des débuts prometteurs, les multiples changements d’entraîneur et des choix tactiques défavorables ont peu à peu marginalisé le milieu offensif technique et intelligent.
Inutile aux yeux de Marcelino, puis écarté des plans de Roberto De Zerbi, le milieu marocain a été prêté sans option d’achat au Panathinaïkos l’été dernier. Une décision gagnante pour toutes les parties. En Super League grecque, Ounahi s’est imposé comme un pion essentiel du dispositif d’Ivan Jovanović avec 5 buts et 7 passes décisives en 37 matchs toutes compétitions confondues. Au cœur du jeu athénien, il a retrouvé confiance, régularité et impact.
Longoria veut faire grimper l’addition
Évidemment, les responsables du Panathinaïkos ne s’y trompent pas : conserver Ounahi constitue désormais une priorité. Les premières discussions ont été initiées entre les deux clubs. Mais si les Grecs espéraient pouvoir capitaliser sur un joueur peu utilisé par l’OM pour le récupérer à prix cassé, Pablo Longoria a rapidement refroidi leurs ambitions financières.
Selon L’Équipe, le président olympien réclame pas moins de 12 millions d’euros pour acter le transfert du Marocain, sous contrat jusqu’en 2027. En face, le Panathinaïkos n’a proposé « que » 7 millions. Un écart considérable, mais pas irréconciliable, à condition que la volonté commune de trouver un terrain d’entente persiste.
La valeur actuelle d’Ounahi est évaluée à 10 millions d’euros par Transfermarkt, une estimation qui pourrait constituer une base de négociation. Mais le timing joue en faveur de Longoria : le mercato d’été n’est pas encore ouvert, les clubs grecs auront le temps d’aligner leurs finances ou d’inclure d’éventuels bonus pour se rapprocher des exigences marseillaises.
Quel impact pour le PSG et la Ligue 1 ?
Si l’affectation d’Azzedine Ounahi semble anecdotique pour les supporters du PSG, cette opération est un nouvel élément du puzzle stratégique en Ligue 1. Car le rôle assumé par Pablo Longoria, en fixant des prix élevés pour ses joueurs, contribue à consolider une politique de valorisation – essentielle pour la santé financière des clubs français dans un marché ultra-concurrentiel.
Côté PSG, ce genre d’activité influencera aussi la dynamique générale du championnat, notamment face à une équipe olympienne qui pourrait réinvestir intelligemment les revenus d’un transfert réussi. On sait à Paris combien les équilibres du mercato peuvent faire bouger une saison. Et plus un club comme Marseille parvient à revendre fort, plus il pourrait renforcer son équipe pour concurrencer les Parisiens en Ligue 1… ou du moins, les gêner davantage dans la course au titre ou au podium.
Finalement, Ounahi pourrait bien peser indirectement sur le PSG, non par son retour au Vélodrome, mais par l’impact économique qu’il laissera à son départ.