Alors que l’OM prépare une saison 2024-2025 rythmée par son retour en Ligue des champions, une analyse attentive de son calendrier révèle un détail qui ne manquera pas d’attirer l’œil des supporters du PSG. Car si l’enchaînement infernal du début de saison marseillaise semble être un handicap, un sprint final très clément pourrait bien fausser la donne dans la course au podium… voire au titre.
Un départ piégeux pour l’OM, un avantage indirect pour Paris ?
Dès les premières journées de Ligue 1, l’Olympique de Marseille devra affronter un périlleux enchaînement : déplacements à Rennes, Strasbourg, et potentiellement Lyon, ainsi que des réceptions costaudes face à Lorient, au Paris FC… et surtout au PSG.
Le Classique entre l’OM et le PSG est programmé pour le 21 septembre. Ce choc intervient tôt dans la saison, au moment où les automatismes seront encore en rodage, et pourrait permettre au PSG de frapper un grand coup psychologique en cas de victoire au Vélodrome. Surtout que les Marseillais aborderont ce match en pleine immersion dans leur retour en Ligue des champions, ce qui pourrait cruellement peser sur leur fraîcheur et leur effectif.
L’enjeu est clair : un OM exposé physiquement en première partie de saison pourrait perdre des points précieux, pendant que le PSG, fort d’un effectif plus profond, pourrait en profiter pour prendre le large au classement. L’enchaînement Lille-Ligue des champions-Monaco, prévu en décembre, s’annonce également comme un tournant pour la dynamique olympienne.
Une fin de saison marseillaise trop favorable pour inquiéter le PSG ?
Si le début de saison est corsé, la phase retour du calendrier s’annonce nettement plus douce pour l’OM. À partir de la 27e journée, hormis la double confrontation contre Lille et Monaco, Marseille bénéficiera d’un calendrier ultra-abordable avec des réceptions à domicile de Metz, Nice et Rennes, ainsi que des déplacements jugés accessibles à Lorient, Nantes et Le Havre.
C’est justement ce sprint final qui pourrait inquiéter les prétendants au podium. En cas de qualification européenne compromise ou terminée avant les phases finales, l’OM disposerait de semaines allégées pour se concentrer pleinement sur la Ligue 1. De Zerbi, qui a brillé à Brighton par son sens de la rotation et sa capacité à bâtir des blocs solides dans la régularité, pourrait ainsi maximiser le rendement de son groupe.
Mais est-ce suffisant pour rivaliser avec le PSG ? Pas si sûr. Luis Enrique bénéficie lui aussi d’un effectif taillé pour gérer le rythme européen et domestique. Et surtout, le PSG pourrait arriver dans cette dernière ligne droite avec une avance confortable construite sur les difficultés de ses poursuivants, dont l’OM. À noter également que le PSG affrontera l’OM au Parc des Princes le 8 février — une période où les Parisiens auront souvent performé ces dernières saisons.
En revanche, si Paris est engagé en demi-finale de Ligue des champions et que Marseille est libéré de ses compétitions européennes, l’atout marseillais sur le calendrier pourrait se traduire par un finish en boulet de canon. Un scénario qui pourrait rabattre les cartes… à condition que Marseille soit encore dans le coup fin mars.
Paris doit-il redouter ce « finish” marseillais ?
Chez les supporters du PSG, ce calendrier favorable en fin de saison peut paraître inquiétant, surtout si les Phocéens trouvent leur rythme et que les Parisiens doivent composer avec des blessures, suspensions ou une fatigue européenne. Mais sur un plan stratégique, Luis Enrique n’est pas du genre à laisser filer des points contre des adversaires abordables… surtout pas dans une course au titre qu’il aura à cœur de maîtriser tactiquement et mentalement.
À long terme, tout dépendra donc de la régularité des deux équipes. Le PSG a l’avantage de la stabilité, de la profondeur et du vécu en Ligue 1. L’OM, de son côté, devra rapidement digérer son retour au très haut niveau continental pour ne pas se faire distancer trop tôt. Le calendrier leur laisse une chance, mais face au rouleau compresseur parisien, cela risque de ne pas suffire.