OM : la tension monte avec Ounahi, vers un clash à la Mbemba ?

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

Depuis le début de l’été 2025, l’OM traverse une période agitée, marquée par des tensions internes majeures. Après le feuilleton Mbemba l’an passé, c’est désormais Azzedine Ounahi qui cristallise toutes les crispations du côté de la Commanderie. Mis à l’écart, rétrogradé en équipe réserve, l’international marocain devient un véritable casse-tête dans la stratégie de l’Olympique de Marseille version saison 2025-2026.

Un été sous haute tension entre Ounahi et l’OM

Arrivé à Marseille en janvier 2023 après une Coupe du Monde remarquée, Azzedine Ounahi n’a jamais vraiment trouvé sa place dans un effectif en perpétuelle reconstruction. Malgré quelques fulgurances, son irrégularité, couplée à une série de blessures, a commencé à crisper la direction olympienne. Prêté avec succès au Panathinaïkós lors de la seconde moitié de la saison 2024-2025, le joueur de 25 ans est revenu à Marseille cet été, mais avec une position déjà fragilisée.

D’après les informations de L’Équipe, Ounahi a été écarté du groupe professionnel et s’entraîne avec la réserve, signe fort de la volonté du club de s’en séparer. Seulement voilà : malgré une offre concrète du Spartak Moscou avoisinant les 12 millions d’euros, le joueur marocain a opposé un refus catégorique, invoquant des raisons liées à la situation géopolitique en Russie. D’autres propositions, notamment venues d’Arabie Saoudite, ont également été écartées par le joueur.

Une impasse qui gêne la stratégie mercato de l’OM

Dans un contexte où l’OM cherche désespérément à vendre pour financer son mercato estival, la position inflexible de Ounahi bloque les ambitions marseillaises. Le club, qui dispute cette saison l’Europa Conference League, veut bâtir un effectif compétitif sous les ordres du nouvel entraineur Francesco Farioli. Mais sans liquidités, difficile d’avancer sur plusieurs dossiers clés.

L’OM compte sur des ventes fermes, pas de nouveaux prêts. Or, Ounahi, sous contrat jusqu’en 2027, campe sur des positions fermes : il ne partira que pour un projet d’envergure, compatible avec ses objectifs internationaux (la CAN 2025 et les qualifications pour le Mondial 2026 avec le Maroc). Un discours qui peut s’entendre sur le plan sportif, mais qui agace sérieusement la direction.

Un bras de fer qui rappelle l’affaire Mbemba

Ce bras de fer n’est pas sans rappeler l’affaire Chancel Mbemba, survenue lors de la saison 2024-2025. Le défenseur congolais, mis au placard dès septembre pour des raisons extra-sportives, avait refusé toutes les offres de départ et était resté à l’OM en situation de « saison blanche ». Une perte sèche pour le club, tant sur le plan sportif qu’économique.

Face au dossier Ounahi, la direction redoute un copier-coller. Toutefois, une différence de taille subsiste : la CAN et le Mondial obligent Ounahi à rester compétitif pour conserver sa place en sélection. Le joueur ne pourra pas se permettre de passer une année sur le banc ou en tribunes. Un point de pression que l’OM entend bien utiliser.

Quels impacts pour la saison 2025-2026 de l’OM ?

Dans un climat tendu, l’OM doit gérer cette crise en parallèle d’un mercato vital. Entre la Ligue 1, la Coupe de France et la Conference League, les objectifs sont élevés, d’autant plus que le PSG, toujours aussi dominateur et renforcé par les arrivées de talents comme Enzo Le Fée et Xavi Simons, ne laisse aucun répit à ses concurrents. Marseille n’a pas le luxe de garder des éléments inutilisables dans son effectif.

Un départ rapide de Ounahi libérerait non seulement une place, mais soulagerait aussi la masse salariale, donnant de l’air à Pablo Longoria pour poursuivre les discussions avec des cibles ciblées comme Baptiste Santamaria ou Ludovic Blas.

Conclusion : le dossier Ounahi est bien plus qu’un simple désaccord contractuel. C’est un test de leadership pour la direction de l’OM, et une épreuve de cohésion pour le groupe. Reste à savoir si le club saura éviter un nouvel épisode type Mbemba… ou s’il s’y dirige tout droit.

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