Pau Lopez et Keylor Navas changent de cap : l’OM et le PSG voient deux visages bien connus s’exporter

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

Deux anciens gardiens de Ligue 1 tournent une nouvelle page à l’étranger. Pau Lopez et Keylor Navas, ex-portiers de l’OM et du PSG, poursuivent leurs carrières respectives au-delà de l’Hexagone, avec des transferts pour le moins inattendus vers le Betis Séville et les Pumas de Mexico.

Le retour express de Pau Lopez en Liga : un départ étrange pour l’OM

À Marseille, son départ n’a pas provoqué une immense agitation, tant sa fin d’aventure au Vélodrome coïncidait avec une saison 2024-2025 contrastée. L’Espagnol Pau Lopez, 30 ans, s’était engagé début juillet 2025 avec les Diables Rouges de Toluca, un club mexicain qui avait déboursé sur le papier plus de 4 millions d’euros selon El Universal. Pourtant, moins d’un mois plus tard, Lopez résilie son contrat et s’engage librement avec le Real Betis Balompié.

Ce transfert avorté résonne comme un paradoxe dans le mercato de l’OM. Le portier, connu pour sa qualité de relance et son positionnement haut, faisait partie intégrante du jeu de possession mis en place par les entraîneurs successifs, dont Roberto De Zerbi l’an dernier. Son départ laisse un vide que l’OM n’a pas encore comblé définitivement, alors que le club marseillais entame une saison 2025-2026 dense, à la fois en Ligue 1, en Coupe de France et sur la scène européenne où une qualification pour la Ligue Europa Conférence est attendue.

En rejoignant le Betis, Pau Lopez renoue avec un championnat qu’il connaît bien, lui qui y a évolué sous les couleurs de l’Espanyol Barcelone et du Betis avant son aventure olympienne. Pour les supporters marseillais, ce retour sonne comme un clap de fin, un peu bancal, pour un joueur qui aura alterné les hauts et les bas, notamment comparé à des standards établis par d’anciens portiers marseillais comme Steve Mandanda.

Navas, du PSG aux Pumas : un style, une légende, mais une sortie compliquée

Côté Parisien, c’est l’illustre Keylor Navas, 38 ans, qui anime l’actualité. Après avoir quitté le PSG à l’issue de la saison 2024-2025, le portier costaricain s’est tenté à une pige en Argentine, sous les couleurs des Newell’s Old Boys. Mais son séjour a viré au fiasco logistique et relationnel. D’après les médias argentins relayés par TyC Sports, il aurait refusé de jouer quelques minutes avant une rencontre contre Banfield, provoquant l’incompréhension des supporters et de la direction, tout cela pour préparer un transfert express vers les Pumas UNAM.

L’ancien dernier rempart du PSG s’y engage pour environ 1,7 million d’euros. Une belle opération commerciale pour le club mexicain, mais un départ amer pour les supporters de Newell’s qui espéraient vivre les derniers éclats d’un triple vainqueur de la Ligue des Champions.

Côté PSG, la page Navas était déjà tournée avec l’instauration de Gianluigi Donnarumma comme numéro 1 incontesté. Navas, apprécié pour sa sérénité et ses réflexes surnaturels dans les grands matchs, reste une figure respectée par les tifosi parisiens, même si sa dernière saison a été entachée de blessures et d’un rôle secondaire.

Quel impact pour l’OM et le PSG cette saison ?

Pour l’OM, la question centrale reste celle de la succession. Avec Pau Lopez hors du navire, l’enjeu est désormais de savoir qui endossera le rôle de titulaire dans les cages phocéennes. Le jeune Simon Ngapandouetnbu a montré des progrès mais n’a pas encore confirmé à très haut niveau. Les rumeurs autour de l’arrivée d’un gardien expérimenté circulent, d’autant que Marseille garde en ligne de mire une saison exigeante sur le plan européen.

Du côté du PSG, c’est plus paisible. Donnarumma a renforcé sa stature l’an passé et la défense parisienne semble mieux huilée, notamment avec le système hybride de Luis Enrique, souvent en 3-2-4-1. Mais la symbolique de voir un ancien pilier du vestiaire comme Navas partir sans véritable hommage interroge sur la gestion humaine du projet parisien.

Sur un plan plus anecdotique : ces deux trajectoires soulignent le prestige et la rigueur du football européen, où même des gardiens de très bon niveau peinent à assurer une place face à la nouvelle génération. L’OM et le PSG, éternels rivaux, voient ici deux trajectoires parallèles mais contrastées, chacun gérant à sa manière l’héritage de ses derniers remparts.

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