Arrivé à l’hiver 2023 avec l’étiquette de sauveur offensif porté par un transfert à 32 millions d’euros, Vitinha n’aura jamais su répondre aux attentes à l’Olympique de Marseille. Désormais joueur du Genoa, l’attaquant portugais a livré une confession étonnante sur son passage sur la Canebière. À travers ses déclarations accordées à La Gazzetta dello Sport, c’est un échec sportif, mais surtout psychologique, qui se dessine. Retour sur cet épisode marquant et ses implications pour l’OM… et le PSG, qui observe toujours de loin les turbulences marseillaises.
Vitinha à l’OM : de l’espoir au désenchantement
Flashback sur l’hiver 2023 : Pablo Longoria sort le chéquier pour faire venir Vitinha de Braga contre pas moins de 32 millions d’euros. Un investissement record pour un club comme l’OM, en quête chronique de son « grantatakan ». Mais très vite, la greffe ne prend pas. Entre la pression du Vélodrome, le poids du transfert, et des prestations en demi-teinte, Vitinha n’a jamais trouvé la sérénité nécessaire pour s’imposer dans le onze marseillais.
Avec 6 petits buts et 4 passes décisives en 43 matchs toutes compétitions confondues, le bilan est famélique. Décrié par une partie des supporters, souvent en difficulté dans les matchs à haute intensité – notamment les chocs face au PSG –, l’attaquant n’a jamais dégagé l’aura attendue. Malgré une technique intéressante et un certain sens du placement, son manque d’efficacité et une fragilité mentale certaine ont scellé son sort.
Une révélation inattendue : « Trop de pression sur moi à l’OM »
Dans une interview poignante à La Gazzetta dello Sport, Vitinha a levé le voile sur les raisons profondes de son échec : « Il y avait trop de pression sur moi à l’OM. C’était une période difficile mentalement », a-t-il confié. Un aveu qui en dit long sur la difficulté à endosser le costume d’avant-centre dans un club aussi fervent que Marseille.
L’attaquant portugais a aussi évoqué des soucis personnels qui ont affecté sa concentration dont l’état de santé de sa mère, aujourd’hui rétablie. Un facteur humain souvent négligé dans les analyses strictement sportives, mais qui rappelle que le mental est souvent l’arme secrète des grands attaquants.
Un nouveau départ en Italie… loin du tumulte marseillais
Depuis son transfert au Genoa en 2024 pour environ 8 millions d’euros, Vitinha essaye de se reconstruire. Avec seulement 2 buts et 3 passes décisives en 25 journées de Serie A, les débuts ne sont pas flamboyants, mais l’ancien du Braga dit retrouver progressivement son équilibre : « Je suis plus tranquille et heureux. J’ai trouvé l’amour, la stabilité, et je parle enfin italien », explique-t-il.
À 25 ans, s’il ne brille pas encore en Italie, Vitinha apparaît désormais mieux armé pour sortir la tête de l’eau. Un soulagement personnel, mais aussi un rappel à l’ordre pour les clubs comme Marseille : recruter un joueur, ce n’est pas seulement une question de talent ou de stats, mais surtout d’environnement et d’adaptabilité.
Un échec qui souligne les errances du projet marseillais
Sur le plan stratégique, le dossier Vitinha illustre les errances de la politique de recrutement de l’OM ces dernières saisons. À trop chercher un buteur star sans vision d’intégration à long terme, le club a enchaîné les flops coûteux. À quelques semaines du début de la saison 2025-2026, où l’OM espère se mêler à la lutte pour les premières places de Ligue 1 – notamment avec le PSG archi-favori au vu de son effectif XXL –, cet épisode doit servir de leçon.
Investir massivement oui, mais avec cohérence et accompagnement. L’OM, qui a vu passer trop de joueurs en échec ces dernières saisons, doit revoir son approche s’il souhaite enfin redevenir un prétendant crédible dans toutes les compétitions : Ligue 1, Ligue Europa et Coupe de France.
Conclusion : un exemple à méditer
L’échec de Vitinha à Marseille dépasse la simple question sportive. Il met en lumière les défis mentaux, émotionnels et contextuels auxquels sont confrontés les joueurs dans un club aussi volcanique que l’OM. À l’heure où la saison 2025-2026 démarre avec de nouvelles ambitions pour les Phocéens, il est urgent de tirer les leçons du passé pour enfin bâtir un projet solide et humainement équilibré. Le PSG, de son côté, continue d’observer les errements marseillais avec sérénité, sûr de sa stabilité et de sa domination nationale… pour l’instant.