Alors que l’Olympique de Marseille mène un mercato 2025-2026 ambitieux pour préparer sa campagne européenne dans le nouveau format de la Ligue des Champions, une piste très suivie vient de s’échapper à la dernière minute. Le jeune milieu offensif Saïmon Bouabré, ciblé par Pablo Longoria et Mehdi Benatia, semble finalement prendre la direction du NEOM SC, club saoudien nouvellement ambitieux, dirigé par Christophe Galtier.
Un coup dur pour l’OM dans sa stratégie de rajeunissement
Dans un contexte de profonde reconstruction sportive, l’OM avait jeté son dévolu sur Saïmon Bouabré, 19 ans, pépite de l’AS Monaco passée par l’AS Saint-Étienne. Le profil du jeune Tricolore cadrait parfaitement avec la philosophie mise en place par Roberto De Zerbi : technique, capable d’évoluer en soutien d’un point d’ancrage offensif (comme Aubameyang), et doté d’un bon volume de jeu, Bouabré aurait constitué un renfort d’avenir et un atout pour la rotation en championnat comme en Ligue des Champions.
Selon Fabrizio Romano, Monaco et NEOM SC ont conclu un accord évalué à 12 millions d’euros (10 M€ fixes + 2 M€ de bonus). Un montant que l’OM aurait difficilement pu aligner, surtout face aux offres salariales astronomiques proposées par les clubs saoudiens. Fabrice Hawkins confirme : le joueur aurait déjà donné son accord à NEOM SC pour un contrat de cinq ans assorti d’un salaire XXL.
Ce revers pourrait marquer un tournant stratégique pour Marseille. Alors que Longoria vise une équipe jeune et compétitive, capable de défier des ogres comme le PSG en championnat et les poids lourds européens, perdre une telle cible au profit d’un championnat en développement ne passe pas inaperçu.
La concurrence saoudienne : un nouveau front à gérer pour les clubs européens
L’exode de jeunes talents comme Bouabré vers l’Arabie Saoudite annonce une nouvelle forme de concurrence sur le marché des transferts. Contrairement au PSG, qui a su verrouiller ses jeunes pépites (Zaïre-Emery, Mayulu) grâce à une structure et une politique salariale solides, Marseille ne peut rivaliser ni sur les montants des transferts ni sur les salaires offerts.
NEOM SC, club soutenu par les investissements massifs du projet Vision 2030, est en train de devenir un acteur majeur du mercato. Après avoir déboursé 20 millions € pour Nathan Zézé, un défenseur courtisé également en Ligue 1, les dirigeants saoudiens rééditent leur coup en raflant Bouabré.
Pour l’OM, c’est donc une double peine : perdre une cible formée en France face à un pays non européen, mais surtout voir un talent fuir vers une compétition à la renommée balbutiante, là où Marseille pouvait lui offrir la visibilité de la Ligue des Champions.
Quelles alternatives pour Longoria et De Zerbi ?
Si la perte de Bouabré est un camouflet, l’OM ne manque pas d’autres pistes. Le retour de Pierre-Emerick Aubameyang est imminent, et Igor Paixão — homme de couloir technique et rapide — arrive pour un montant record qui pourrait dépasser les 30 millions d’euros. Mais il est clair qu’au milieu de terrain, une alternative devra être trouvée.
Le profil souhaité reste un relayeur créatif capable d’impulser des transitions rapides, essentielle dans le jeu vertical de De Zerbi. Plusieurs noms circulent, dont celui de Kacper Kozlowski (Brighton), mais les négociations sont complexes.
Dans une saison où l’OM affrontera des cadors européens dès la phase de poules de Ligue des Champions, chaque détail compte. Et perdre Bouabré, en termes de profil et de potentiel, pourrait peser en fin de saison.
Rivalité OM-PSG : des trajectoires opposées ?
Tandis que Marseille tente une montée en puissance structurelle, le PSG continue d’attirer les grands talents internationaux tout en consolidant son académie. En chipant des pistes à des concurrents comme l’OM, ou simplement en verrouillant plus tôt de jeunes talents, Paris prend de l’avance. La perte de Bouabré au profit d’un acteur « tiers » comme NEOM souligne l’écart de marge de manœuvre financière et de vitesse décisionnelle entre les grands clubs européens et l’OM.
Et pendant que Paris se prépare à défendre sa couronne en Ligue 1, Marseille se voit obligé d’adapter sa stratégie à de nouvelles données du marché. Ce n’est pas seulement la rivalité OM-PSG qui s’intensifie, mais aussi la compétition globale pour attirer les étoiles montantes.