Un choc, des retrouvailles et une dose de tension compétitive pour ouvrir la saison 2025-2026 : telle est l’affiche que la Ligue 1 propose avec ce Rennes – OM en ouverture. Un duel d’entrée entre deux projets ambitieux, sous l’œil d’un ancien Phocéen devenu stratège breton, Habib Beye.
Habib Beye vs l’OM : des retrouvailles sous haute tension
Entre 2003 et 2007, Habib Beye n’était pas qu’un simple défenseur de l’Olympique de Marseille. Capitaine exemplaire et leader charismatique, il a porté le maillot olympien à 174 reprises avant d’entamer une carrière de consultant, puis d’entraîneur. Aujourd’hui à la tête du Stade Rennais, c’est face à son club de cœur qu’il débute sa première saison complète en Ligue 1. Une affiche symbolique sur le plan personnel, mais aussi stratégique, tant l’OM version Roberto De Zerbi affiche de grandes ambitions pour cet exercice 2025-2026.
« On est prêts à les regarder dans les yeux », a déclaré Beye (source : conférence de presse Stade Rennais, site officiel), affirmant sans détour son intention de rivaliser avec le cador phocéen. Ce Rennes – OM promet donc plus qu’un simple match de reprise. C’est un duel de philosophies entre un ancien Marseillais reconverti entraîneur et l’une des équipes les plus techniques de l’Hexagone. L’OM, porté par un recrutement estival offensif (avec notamment l’arrivée de l’attaquant brésilien Yuri Alberto), veut démarrer fort. Mais Beye, connu pour son sens du détail et son exigence, veut créer la surprise au Roazhon Park.
Les armes rennaises : entre progression et inquiétudes défensives
Si Rennes aborde cette rencontre avec ambition, la dernière prestation en amical contre le Genoa (2-2) a laissé Beye sur sa faim. « Nous avons manqué de mobilité sur la première période, mais malgré tout on a eu de bonnes séquences », a-t-il commenté. Et pour cause : malgré une bonne réaction en deuxième mi-temps, les Rennais ont montré des signes de fragilité dans le repli défensif.
C’est précisément là que se situent les inquiétudes du coach rennais avant d’affronter l’armada offensive de Roberto De Zerbi, qui a fait de la possession haute et des transitions rapides sa marque de fabrique. Avec des joueurs comme Azzedine Ounahi en feu en cette préparation et François Régis Mughe affichant une montée en puissance, l’OM peut punir à la moindre erreur. Beye le sait : « Ce sont deux buts qu’on doit éviter. Si on est plus dynamiques, intenses et concentrés, on ne les prend pas. » (source : Stade Rennais – conférence de presse d’après-match contre le Genoa).
OM : une ouverture de saison à gérer avec autorité
L’Olympique de Marseille, lui, sait que ce déplacement en Bretagne ne sera pas cadeau. À une semaine du coup d’envoi, l’horizon semble dégagé mais exigeant pour De Zerbi : bien que focalisé sur la Ligue 1 et l’Europa League cette saison, il sait que les accrocs en début de championnat peuvent coûter cher. Et dans une course au titre où chaque point comptera, notamment face à des ogres comme le PSG et son effectif quatre étoiles, l’OM n’a pas le droit à l’erreur.
D’autant plus que Rennes a déjà démontré sa capacité à exister face aux gros lors des saisons précédentes. Si le collectif marseillais parvient à imposer son tempo et éviter les pièges des premières journées, alors il pourra confirmer sa candidature aux premières places. Le duel tactique entre De Zerbi et Beye offrira une opposition de styles passionnante à suivre.
Vers un match à haute intensité
Le coup d’envoi de la Ligue 1 version 2025-2026 sera donc un test grandeur nature pour deux équipes ambitieuses et un coach au lien émotionnel fort avec l’adversaire du jour. Entre une OM en quête de constance et un Rennes en reconstruction sous Beye, le spectacle promet d’être total. La réponse tactique de Beye face à l’intensité du pressing marseillais sera scrutée de près, tout comme sa capacité à galvaniser un groupe parfois fébrile défensivement.
Alors que le PSG observera ce choc avec attention, l’OM doit envoyer un message clair dès la première minute : cette saison, il faudra compter sur lui. Et si Rennes résiste, l’effet Beye pourrait bien faire trembler plus d’un favori sur la route du titre.