Mercato 2025 : Igor Tudor freiné par le PSG dans sa course aux attaquants

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

Le mercato d’été 2025 enflamme l’Europe, et l’ombre du Paris Saint-Germain plane plus que jamais sur les plans d’Igor Tudor, nouveau chef de chantier à la Juventus. Revenu sur le devant de la scène après son passage à l’OM, l’entraîneur croate voit ses ambitions offensives sérieusement secouées par l’intransigeance du PSG dans le dossier Randal Kolo Muani. Une situation qui en dit long sur les rapports de force dans le football européen actuel, et qui met en lumière une rivalité OM-PSG qui dépasse largement les pelouses françaises.

Le PSG complique les plans de la Juventus

Le come-back de Randal Kolo Muani en Serie A devait être l’un des feuilletons les plus médiatisés de ce mercato estival 2025. En perte totale de vitesse sous les ordres de Luis Enrique au PSG, l’attaquant français semblait tout proche de retrouver une nouvelle dynamique avec la Juventus, bien décidée à reconstruire son secteur offensif. Mais alors que l’accord semblait proche, le club parisien a revu soudainement ses exigences à la hausse, exigeant entre 60 et 70 millions d’euros pour lâcher son joueur, selon La Gazzetta dello Sport.

Une décision stratégique de Paris qui, au-delà de préserver ses intérêts financiers, permet aussi de fragiliser un concurrent direct sur la scène européenne. Si Tudor s’échine à bâtir une équipe compétitive pour la Ligue des Champions, Paris pose clairement ses pions avec des manœuvres qui, volontairement ou non, entravent les plans adverses. En comparant les dynamiques : alors que le PSG semble désormais rôdé avec son projet autour de Xavi Simons, Vitinha ou encore Gonçalo Ramos, la Juventus reste en chantier.

Tudor, victime collatérale du mercato ouvert

Igor Tudor, passé par l’OM lors de la saison 2022-2023, retrouve aujourd’hui les difficultés d’un mercato prolongé. Dans une déclaration relayée par Sky Sports, l’ancien marseillais ne cache pas son agacement : « On commence à jouer alors que le mercato est encore ouvert, c’est fou, mais il faut l’accepter ». Le technicien regrette un système qui perturbe aussi bien la préparation que les dynamiques collectives. Il faut dire que malgré plusieurs belles recrues (Jonathan David, Nico González, Pierre Kalulu…), la Juventus reste en attente d’un véritable leader offensif capable de transformer sa ligne d’attaque.

Et c’est ici que le spectre du PSG revient hanter les Turinois, mais aussi, en filigrane, les supporters de l’OM. En effet, tout marseillais qui a suivi Igor Tudor à La Commanderie sait à quel point le coach aime avoir ses plans ficelés dès la pré-saison. Entre pressing intense et gestion millimétrée des rotations, chaque pièce compte. Or, aujourd’hui, c’est l’absence de certitude qui règne. Une incertitude que le PSG, volontairement ou non, alimente méthodiquement grâce à sa mainmise sur l’un des profils les plus convoités d’Europe.

Quel impact sur les ambitions européennes ?

La Juventus, tout comme l’OM, joue gros cette saison 2025-2026. Tandis que Marseille ambitionne de bien figurer en Ligue Europa, la Juve vise une place en quart de finale minimum de la Ligue des Champions. Dans ce contexte, chaque ajustement tactique, chaque renfort offensif devient stratégique. Un transfert comme celui de Kolo Muani pourrait peser lourd dans la balance. Mais le verrou parisien semble tenir bon, au risque de faire déraper le projet turinois.

Et pour les supporters phocéens ? Il est savoureux de constater que l’ancien coach de l’OM, qui fut souvent critiqué à Marseille pour son style rigide mais exigeant, se retrouve lui aussi confronté à la machine de guerre qu’est le PSG sur le marché des transferts. Une ironie du destin qui montre bien à quel point les Rouge et Bleu dictent le tempo, même hors du cadre de la Ligue 1.

Alors que le mercato touche à sa fin, une question demeure : la Juventus se résignera-t-elle à abandonner la piste Kolo Muani ? Ou Tudor réussira-t-il un dernier coup de maître pour renforcer son attaque ? Une chose est sûre : à Turin comme à Marseille, les coulisses du mercato n’ont pas fini de faire trembler les bancs.

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