Jonathan Rowe ne portera plus le maillot de l’Olympique de Marseille. Un an seulement après son arrivée, l’ailier anglais a officiellement quitté le club phocéen pour s’engager avec Bologne. Une vente qui fait du bien aux finances de l’OM, mais qui révèle aussi les tensions internes de la saison 2025-2026.
Un transfert acté après un clash révélateur des tensions marseillaises
Le départ de Jonathan Rowe n’est pas une surprise. Après l’altercation retentissante avec Adrien Rabiot dans le vestiaire suite à la défaite (1-0) contre Rennes, le 15 août dernier, l’avenir de l’ailier anglais semblait scellé.
Cette scène, révélée dans la presse (source : L’Équipe), symbolisait les tensions grandissantes au sein du vestiaire olympien. Entre un Rabiot qui s’est imposé dès son arrivée comme un leader vocal – parfois trop – et un Rowe frustré par son faible temps de jeu, l’explosion était inévitable. Une situation que la direction marseillaise a voulu désamorcer rapidement pour préserver l’équilibre de l’effectif, en pleine course pour la Ligue des champions 2025-2026.
L’OM a finalement acté la vente de Rowe au Bologna FC contre 19,5 millions d’euros bonus compris. Une belle opération financière puisque le joueur avait été recruté une saison plus tôt en provenance de Norwich pour 14,5 M€. Le club phocéen conserve également un pourcentage de 10 % à la revente, signe d’un transfert bien négocié par Pablo Longoria, président de l’OM.
Un départ qui laisse des questions offensives à l’OM
Sportivement, ce transfert laisse un vide sur les ailes marseillaises. Même si Jonathan Rowe n’a pas totalement convaincu lors de ses 32 apparitions (6 buts, 4 passes décisives toutes compétitions confondues), son profil percutant faisait de lui une option précieuse face à des défenses regroupées. Il symbolisait aussi la volonté de l’OM d’attirer des jeunes talents prometteurs issus de l’étranger.
Le coach Roberto De Zerbi devra désormais redistribuer les cartes dans son animation offensive. Entre Ismaïla Sarr, Iliman Ndiaye ou encore Faris Moumbagna, la concurrence est rude, mais l’absence d’un ailier gaucher naturel pourrait pousser Longoria à réinvestir sur ce poste d’ici la fin du mercato estival.
Plus globalement, ce départ illustre également les choix parfois instables dans le recrutement marseillais. Pour espérer réellement rivaliser avec le PSG cette saison, notamment dans la lutte pour le titre en Ligue 1, l’OM se doit de construire un effectif plus homogène et moins sujet à des tensions internes. Car face à la régularité du club parisien, notamment après l’arrivée de Luis Enrique à la tête du projet, Marseille n’a pas le droit à l’erreur.
Un nouveau départ pour Rowe… et un signal fort du board olympien
En rejoignant la Serie A et le Bologne FC, 8e du dernier championnat italien, Rowe espère relancer sa carrière et retrouver un cadre moins exposé médiatiquement. Il s’engage pour quatre ans avec les Rossoblu, dans un environnement propice au développement des jeunes talents. Son départ reste un exemple symptomatique d’un recrutement à court terme qui n’a pas porté ses fruits.
Côté OM, cette vente est aussi un message envoyé par la direction : les comportements clivants ne seront plus tolérés. Avec la perspective d’une nouvelle qualification européenne et le rêve toujours vivace de détrôner le PSG en Ligue 1, le club cherche désormais à bâtir un collectif solide, fédéré autour de leaders choisis et acceptés.
Dans une saison 2025-2026 qui s’annonce explosive entre Marseille et Paris, où chaque point comptera, maîtriser son vestiaire devient aussi crucial que dominer sur le terrain. La gestion du cas Rowe-Rabiot pourrait bien servir de leçon à l’avenir.