L’Olympique de Marseille vit un début d’été 2025 sous haute tension, et Adrien Rabiot se trouve au cœur de cette effervescence. Alors que son nom était inscrit en toutes lettres sur la liste des transferts marseillaise, le vent tourne à nouveau en faveur d’un possible feuilleton. De Zerbi affiche son envie de réconcilier le joueur avec le club, mais en coulisse, l’AC Milan, séduit, pousse fort. Faut-il croire à un nouveau chapitre marseillais pour le Français ? Ou l’Italie a-t-elle déjà remporté la mise ?
La Serie A flaire le bon coup : Milan passe à l’offensive
Après une saison 2024-2025 solide où Adrien Rabiot a été élu « meilleur joueur de l’OM » par les fans, la perspective d’un départ précipité avait surpris plus d’un observateur. Placé sur la liste des transferts suite à un accrochage en interne avec Jonathan Rowe, ses jours semblaient comptés sur la Canebière. Mais coup de théâtre : De Zerbi, fraîchement intronisé entraîneur de l’OM cette saison, s’est montré ouvert à une réintégration du milieu international. Une déclaration inattendue qui a inversé la tendance (source : conférence de presse du 10 mai 2025).
En parallèle, l’AC Milan avance ses pions. Selon les informations de Calcio Mercato 24, les Rossoneri auraient déjà trouvé un accord contractuel avec l’entourage de Rabiot. Le retour du milieu formé au PSG en Serie A serait donc en bonne voie. Reste à s’entendre avec l’OM, qui réclame pas moins de 15 millions d’euros pour lâcher sa pièce maîtresse. Une somme élevée dans le contexte d’un marché estival que Milan aborde prudemment en 2025, dans un objectif de stabilité financière.
OM vs Milan : duel sportif et stratégique
Si Rabiot semble séduit par un retour en Italie, le projet marseillais n’est pas à enterrer. Grâce à sa qualification directe pour la Ligue des Champions 2025-2026 — contrairement à Milan —, l’OM a un argument de poids. Pour un joueur de la trempe de Rabiot, rêvant de retrouver les sommets européens et des ambiances volcaniques, la C1 reste un critère de décision capital.
De son côté, De Zerbi veut reconstruire une colonne vertébrale ambitieuse. Et malgré les tensions récentes, le technicien apprécie le profil de Rabiot : mobile, expérimenté, capable de casser des lignes, et surtout rompu aux joutes de haut niveau. Face à un PSG toujours plus dominateur — renforcé par l’arrivée récente de Xabi Alonso sur le banc et d’un mercato déjà bouillant — l’OM se doit de capitaliser sur ses meilleurs éléments pour rester compétitif, notamment dans le Classique. Laisser partir Rabiot au cœur de l’été pourrait fragiliser l’équilibre du onze.
Allegri, le joker italien… mais un obstacle européen
Il ne faut pas négliger le rôle potentiel de Massimiliano Allegri. Libre depuis son départ de la Juventus en juin 2024, il multiplie les rencontres avec des clubs italiens, et son retour sur un banc en Serie A cet été semble probable. Rabiot garde une très bonne relation professionnelle avec lui. En cas de signature d’Allegri à Milan (ou un autre club italien), l’attachement entre les deux hommes pourrait influencer la décision finale du joueur.
Mais un retour en Italie signifie abandonner la Ligue des Champions, l’occasion de briller à nouveau dans une compétition où il a souvent été frustré, notamment sous le maillot du PSG. À l’OM, en revanche, la promesse d’une place de titulaire et d’un projet porté par De Zerbi, résolument tourné vers l’Europe, reste alléchante.
Vers un choix décisif d’ici fin juin ?
Pour Pablo Longoria et Mehdi Benatia, vendre Rabiot serait une entaille dans leur crédibilité sportive, surtout face à des supporters marseillais qui l’ont acclamé comme le leader du milieu. S’ils souhaitent réellement donner une impulsion cohérente au projet De Zerbi, montrer de la stabilité est impératif.
Une décision est attendue avant le stage de reprise début juillet. L’AC Milan pousse, mais l’OM peut toujours retourner la situation. Une bataille stratégique et sportive s’engage… à suivre avec attention, car elle pourrait avoir un impact majeur sur les ambitions marseillaises en 2025-2026 – et relancer encore un peu plus la rivalité avec le PSG, qui surveille de loin chaque mouvement de son ancien joueur formé au Camp des Loges.