OM : Di Méco dénonce une manipulation autour de l’affaire Rabiot !

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

À Marseille, quand il y a des remous en interne, ça ne passe jamais sous silence. Et cette fois, c’est l’affaire Rabiot-Rowe qui fait couler beaucoup d’encre. Alors que l’OM espérait tourner la page après une altercation entre deux de ses milieux de terrain, Eric Di Méco, ancienne gloire du club, a jeté un pavé dans la mare en remettant en cause la version officielle du club. Une sortie musclée qui relance le débat sur la gestion de cette crise par la direction phocéenne.

Une affaire Rabiot-Rowe mal gérée selon Di Méco

Tout remonte au 15 août 2025. Après une défaite frustrante contre Rennes, une violente altercation éclate entre Adrien Rabiot et Jonathan Rowe dans le vestiaire. Pablo Longoria, président de l’Olympique de Marseille, qualifie l’incident de « d’une violence inouïe », ce qui conduit les deux protagonistes à être immédiatement placés sur la liste des transferts.

Quelques jours plus tard, Jonathan Rowe prend le chemin de Bologne, tandis que De Zerbi, entraîneur de l’OM, envisage une réintégration d’Adrien Rabiot. Une volte-face incompréhensible pour certains, mais pas pour Eric Di Méco. Le Marseillais, désormais consultant pour RMC, n’a pas mâché ses mots : « La semaine dernière, on nous a pris pour des jambons », a-t-il lancé dans l’émission Rothen s’enflamme (RMC, 23 septembre 2025). Selon lui, la version officielle a été exagérée et déformée à des fins de communication interne, afin de justifier l’éviction temporaire du milieu français.

Di Méco souligne une évidence : « Si l’incident avait été réellement aussi violent que décrit, jamais De Zerbi ne rouvrirait la porte à Rabiot ». En clair, pour l’ancien défenseur, la violence a été dramatisée, peut-être pour masquer d’autres enjeux : tensions sportives ? difficultés de vestiaire ? pression de résultats ?

Un vestiaire plus uni que prévu et un retour possible de Rabiot

En soutien à Di Méco, Jean-Pierre Papin, désormais consultant, a livré un témoignage édifiant : « Des bagarres, j’en ai vu et vécu… À mon époque, on réglait ça entre joueurs. Si les dirigeants avaient été aussi stricts dans les années 90, je n’aurais jamais joué la finale de C1 ». Papin milite lui aussi pour un retour d’Adrien Rabiot, estimant l’incident largement surévalué.

Selon plusieurs sources proches du club, De Zerbi a sondé son groupe et aurait reçu un feu vert majoritaire pour réintégrer l’international français. Des joueurs cadres comme Pierre-Emile Højbjerg auraient estimé que cette « embrouille » ne justifiait pas une exclusion prolongée. Dans un vestiaire qui aspire à plus de calme après un début de saison 2025-2026 compliqué (déjà deux défaites et une élimination en préliminaires de Ligue des champions), la réintégration de Rabiot offrirait un regain d’expérience et de stabilité au milieu.

Cette situation, en creux, met aussi en lumière une gestion complexe de la direction marseillaise. Pablo Longoria, depuis plusieurs mois, semble peiner à contrôler le vestiaire et à anticiper les polémiques. En choisissant la stratégie de la fermeté dans un premier temps, il a sans doute voulu préserver l’image du club. Mais face au retournement de situation, cette posture apparaît brouillonne.

OM-PSG : un contraste de gestion qui alimente la rivalité

Ce genre d’épisode fait d’ailleurs tâche face à la rivalité avec le PSG. Dans la capitale, malgré les tensions historiques internes (on se souvient de l’épisode Mbappé en 2023), la direction a su imposer une ligne claire. À Paris, les cas litigieux sont souvent gérés en interne sans éclabousser la presse. À Marseille, au contraire, les affaires deviennent publiques, divisent et fragilisent le projet sportif.

D’un point de vue purement sportif, l’OM ne peut se permettre de se passer longtemps de joueurs du calibre d’Adrien Rabiot, notamment face à des concurrents directs comme Monaco, Lille ou… le PSG lui-même, toujours favori pour rafler la Ligue 1 2025-2026. Pour espérer rester dans la course, De Zerbi sait qu’il devra pouvoir compter sur un groupe soudé, où les vieilles rancunes sont mises de côté. Et cela commence par une communication claire et assainie en interne, un des défis prioritaires de Longoria cette saison.

Alors que l’affaire semble s’essouffler médiatiquement, l’OM joue gros en coulisses : crédibilité de sa direction, unité de son vestiaire, et son ambition sur les différentes compétitions, dont la Ligue Europa Conference, où une bonne dynamique est désormais impérative.

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