Alors que tout semblait indiquer un départ imminent d’Adrien Rabiot de l’Olympique de Marseille, un spectaculaire retournement de situation remet l’international français au cœur du projet marseillais. Avec l’AC Milan désormais à l’écart, et malgré une relation complexe avec la direction olympienne, le dossier Rabiot entre dans une nouvelle phase cruciale alors que la saison 2025-2026 vient tout juste de débuter.
Un départ stoppé net : l’influence décisive de Véronique Rabiot
Ces derniers jours, un nom familier revient en force dans les travées de la Commanderie : celui de Véronique Rabiot. La mère et agent du joueur a récemment bouleversé le scénario du mercato en exprimant son souhait de voir son fils rester à Marseille, selon Onze Mondial. Un virage inattendu dans un feuilleton déjà bien mouvementé. Selon les mêmes sources, les négociations avec l’AC Milan, longtemps pressenti pour accueillir le milieu de terrain, se sont enlisées. En cause : un désaccord contractuel et un contexte sportif jugé instable côté milanais.
Actuellement sous contrat jusqu’en juin 2026, Adrien Rabiot pourrait ainsi débuter une quatrième saison consécutive sous le maillot phocéen. Une continuité qui relancerait ses chances d’intégration durable dans l’équipe de Roberto De Zerbi. Nommé entraîneur de l’OM à l’intersaison, l’ancien coach de Brighton applique une philosophie de jeu intense et technique, où un profil comme celui de Rabiot peut encore avoir un rôle central.
Allegri évacue la rumeur, De Zerbi temporise
Côté italien, la rumeur d’un transfert avait été alimentée par l’ancien technicien de la Juventus, Massimiliano Allegri, désormais en poste à Milan. Sa relation proche avec Rabiot à Turin nourrissait les spéculations. Mais en conférence de presse, Allegri a mis fin aux bruits : “On ne s’est pas appelés récemment, ni pendant les vacances. Adrien est un garçon pour qui j’ai de l’affection… mais c’est un joueur de Marseille”, a-t-il calmement confié en conférence (source : conférence de presse du 24 juillet 2025).
La balle est donc désormais dans le camp de Rabiot, mais aussi de De Zerbi, qui a hérité d’un joueur au passé parisien complexe, mais potentiellement précieux pour les ambitions olympiennes. En Ligue 1, en Ligue des Champions et dans la course à la Coupe de France, Marseille aura besoin de toute son expérience. D’autant plus que, dans un duel permanent avec le PSG, garder un ancien Titi est aussi un geste politique fort. Face à un Paris Saint-Germain dominateur, conserver un joueur formé au Camp des Loges renforce symboliquement l’identité de l’OM dans la bataille des titans.
Quels enjeux pour Marseille et pour Rabiot ?
Le maintien de Rabiot soulève plusieurs enjeux cruciaux. Pour l’OM d’abord : à 30 ans, le milieu possède une science du placement, une qualité de relance et une polyvalence rare. Sur le plan tactique, il offre des options hybrides entre les rôles de sentinelle et de relayeur, ce qui conviendrait parfaitement à un schéma en 4-3-3 cher à De Zerbi. Mais son cas reste sensible : ses relations tendues avec certains cadres du vestiaire et l’attente d’excuses formelles envers la direction pourraient retarder sa réintégration définitive.
Pour Rabiot lui-même, l’enjeu est clair : avec la Coupe du monde 2026 en ligne de mire, l’ancien Parisien ne peut se permettre une année blanche. Le sélectionneur tricolore Didier Deschamps a toujours privilégié ceux qui jouent régulièrement au plus haut niveau, en particulier en Ligue des Champions. En restant à Marseille, Rabiot sécurise du temps de jeu, un rôle central et une visibilité optimale.
Enfin, dans la guerre PSG-OM, ce rebondissement ne manque pas de sel. Le fait que le rival historique conserve un ancien de la maison parisienne, qui plus est dans une position stratégique au milieu, pourrait bien être un levier d’identité et de communication fort pour le club marseillais… et un petit camouflet pour le club de la capitale.