Alors que le mercato d’été 2025 s’apprête à tirer sa révérence, l’Olympique de Marseille fait face à un cas épineux : celui d’Adrien Rabiot. Écarté du groupe depuis l’incident dans le vestiaire après la défaite contre le Stade Rennais (1-0), le milieu international français est plus que jamais sur le départ. Et le club a tranché : ce sera 15 millions d’euros, pas un centime de moins.
Un départ inévitable pour un vestiaire apaisé
L’été 2025 aura été mouvementé sur la Canebière, et le cas Rabiot en est l’illustration parfaite. Trois jours avant la clôture du mercato en France, l’OM n’a toujours pas réintégré le joueur, pourtant sous contrat jusqu’en 2026. Jonathan Rowe, impliqué lui aussi dans la bagarre qui a secoué le groupe, a vite été transféré vers Bologne. Rabiot, lui, reste sans solution, alors que plusieurs grosses écuries italiennes — AC Milan, Inter, Juve, Naples — ont sondé son entourage sans formuler d’offre concrète.
Pour Roberto De Zerbi, la position est claire. En conférence de presse, l’entraîneur marseillais a déclaré : « Je lui ai conseillé d’aller au club et de s’excuser après les paroles de son entourage… Cela n’a pas été correct envers le groupe, ses coéquipiers et le club. Ce sont les seuls conseils que je lui ai donnés. » (propos relayés par Fabrizio Romano, 30 août 2025). Une déclaration sobre mais ferme, qui pousse à croire que le retour de Rabiot dans le groupe est exclu à court terme.
Un prix fixé à 15 millions d’euros… opportunité ou frein ?
Toujours selon le très informé Fabrizio Romano, la direction de l’OM a fixé un prix clair : 15 millions d’euros pour céder Adrien Rabiot. Une somme raisonnable pour un joueur expérimenté, titulaire en équipe de France et régulièrement performant lorsqu’il est pleinement concerné. Mais à l’aube du sprint final du mercato, aucun club des cinq grands championnats n’a officiellement dégainé.
Cette situation crée un paradoxe : l’OM a besoin d’épurer son vestiaire et sa masse salariale, tandis que les potentiels acquéreurs tergiversent. Un départ en Arabie Saoudite ou en Turquie — dont les marchés restent ouverts au-delà du 2 septembre — semble plausible.
En interne, les dirigeants veulent faire passer un message fort : aucune toxicité ne sera tolérée pour cette saison 2025-2026, où l’OM vise un retour sur le podium en Ligue 1 et une belle épopée en Ligue Europa. Face au PSG, toujours favori pour le titre, Marseille doit afficher une unité totale. Garder un joueur écarté, même talentueux, serait un contre-signal destructeur.
Quel impact sur les ambitions marseillaises en 2025-2026 ?
Si son départ se concrétise, cette affaire pourrait se transformer en atout pour De Zerbi. L’Italien, qui versionne marseillaise du jeu de position à l’italienne, a besoin d’un collectif uni. En libérant de la place dans l’effectif — et sur la feuille de paie — l’OM pourrait foncer sur une dernière recrue. Un joueur de Premier League est d’ailleurs évoqué avec insistance en coulisses (source : Onze Mondial).
À l’inverse, s’il reste sans jouer, Rabiot pourrait devenir un poids mort pour un club en pleine reconstruction mentale et tactique. Dans cette Ligue 1 2025-2026 où la moindre erreur se paye cash — notamment face à un PSG encore plus étouffant sous Luis Enrique — chaque élément perturbateur est un luxe impossible à se permettre.
Conclusion : un moment charnière pour l’OM
Le cas Rabiot incarne parfaitement les défis du management moderne dans un grand club : gérer les egos, les tensions, et maintenir cap et ambition. Avec un prix fixé à 15 millions d’euros, Marseille tente de clore le dossier de manière structurée. Le mercato fermera ses portes lundi soir en France, mais d’autres portes restent entrouvertes ailleurs. Une chose est certaine : pour maximiser ses chances cette saison, l’OM devra tourner la page Rabiot, d’une façon ou d’une autre.