À quelques heures d’un Olympico toujours sous haute tension, Pierre-Emerick Aubameyang s’est chargé d’attiser la rivalité entre l’OL et l’OM. Invité par Telefoot, le buteur phocéen n’a pas mâché ses mots : « Il n’y a qu’un seul Olympique ! ». Une déclaration aiguisée qui vient électriser une affiche déjà bouillante entre deux géants du football français aux trajectoires contrastées en ce début de saison 2025-2026.
Un Olympico placé sous le signe de l’instabilité
Ce dimanche au Groupama Stadium de Décines, l’OL et l’OM se retrouvent dans un contexte particulier. L’OL, sous la houlette de Paulo Fonseca, affiche un début de saison solide avec deux victoires consécutives en Ligue 1. Mais derrière les performances, les finances inquiètent. L’obligation de récupérer près de 40 millions d’euros – notamment via la vente de Mikautadze – pèse lourd sur la stratégie du club.
Face à eux, l’Olympique de Marseille cherche encore ses marques. Après une décevante défaite à Rennes et une victoire poussive face au Paris FC, les Marseillais doivent composer avec de nombreux départs – comme ceux d’Adrien Rabiot et de Jonathan Rowe – et une instabilité interne persistante. La direction est en quête de renforts de dernière minute pour stabiliser un effectif certes talentueux, mais déséquilibré.
Dans ce bras de fer entre clubs historiques, Aubameyang a pris la parole comme un porte-voix marseillais, rappelant les ambitions du club et sa place prédominante dans le paysage hexagonal. Et sa phrase ne tombe pas dans l’oreille d’un sourd du côté de Lyon.
Le message d’Aubameyang : leadership et provoc’
En lâchant « Il n’y a qu’un seul Olympique ! », Aubameyang a envoyé un message à double tranchant. D’abord, il revendique la suprématie historique de l’OM, fort de ses 9 titres de champion de France, de sa Ligue des Champions 1993 et de son aura nationale. Mais il envoie aussi un signal clair à ses coéquipiers et à ses adversaires : cette rencontre pourrait façonner la dynamique de cette saison 2025-2026.
Car au-delà du prestige, cet Olympico est l’occasion pour Marseille de se repositionner après un été mouvementé. La direction sportive, encore en reconstruction, voit ce match comme un accélérateur de projet. Aubameyang, pierre angulaire de l’attaque olympienne, veut être l’homme providentiel du vestiaire. Sa prise de parole n’est pas anodine : il assume son statut de leader et répond présent sur le front psychologique.
En se projetant déjà vers « des titres », le Gabonais fixe la barre haute. Un contraste marquant avec Lyon, dont le projet reste sous contrainte financière, même si les débuts sont plus convaincants sur le terrain. Reste à savoir si l’expérience et l’envie de revanche de Marseille – notamment dans l’optique de revenir titiller le PSG sur le plan national – suffiront à renverser un OL en confiance.
Un enjeu sportif au-delà du prestige
Si l’Olympico excelle toujours dans le spectacle et les émotions, celui-ci revêt des enjeux stratégiques majeurs. Pour l’OM, une victoire relancerait la machine et offrirait un matelas psychologique avant d’affronter une série de gros rendez-vous européens, en Ligue Europa, où les hommes de Roberto De Zerbi entendent bien jouer les trouble-fêtes.
Pour Lyon, l’enjeu est double : conserver la dynamique de début de saison tout en prouvant que l’équipe peut survivre à la perte de son buteur Mikautadze. À ce titre, la gestion tactique du match par Fonseca sera scrutée de près, face à une équipe marseillaise capable d’exploiter les moindres brèches.
Et dans l’ombre de ce duel, l’éternel rival parisien observe attentivement. Une contre-performance de Marseille ferait les affaires du PSG, tranquille leader du championnat et en quête de revanche après une saison 2024-2025 sans titre majeur. Ce genre de match peut avoir des répercussions bien au-delà de la 3e journée.
Dans ce contexte, les mots d’Aubameyang résonnent comme un avertissement : l’OM veut reprendre le pouvoir. Et quoi de mieux qu’un Olympico pour l’affirmer haut et fort ?