Le premier grand choc de la saison 2025-2026 de Ligue 1 a tourné court pour l’Olympique de Marseille. Opposés à un Olympique Lyonnais en pleine confiance, les hommes de Roberto De Zerbi se sont inclinés 2-0 au Groupama Stadium. Une rencontre marquée par une défense marseillaise aux abois, un manque cruel de liant offensif… et quelques rares satisfactions individuelles. Analysons les Tops et les Flops de ce duel électrique.
Les Tops : Des éclairs au milieu du tumulte
Geronimo Rulli, la muraille malgré la tempête
Quand tout vacille, il reste le gardien. Geronimo Rulli a longtemps retardé l’échéance face aux vagues offensives lyonnaises. Dès la 15e minute, il sort une parade décisive face à Fofana, reproduisant l’exploit juste avant la pause. Calme, précis et clairvoyant dans ses relances, l’Argentin a porté les siens, notamment par ses transmissions longues vers Aubameyang. Malgré le naufrage collectif, Rulli est l’homme du match… côté OM.
Pavel Sulc, le facteur X lyonnais
Entrée décisive pour la recrue slovaque, Pavel Sulc. À peine dix-sept minutes sur le terrain, et déjà au centre de l’attitude décisive qui amène le 2e but (contre son camp de Balerdi). Il apporte du dynamisme et de la percussion dans l’entrejeu rhodanien. S’il confirme, il pourrait rapidement bousculer la hiérarchie décidée par Pierre Sage.
Remi Descamps, sauveur discret
Tout comme Rulli pour l’OM, Descamps a évité que Marseille revienne dans la partie. Sa double parade à la 63e sur Höjbjerg a laissé les Olympiens à distance. Une prestation solide pour un joueur longtemps considéré comme n°2. Son avenir comme titulaire semble se dessiner.
Hommage vibrant des supporters lyonnais
Une soirée pas comme les autres à Lyon. Au-delà du terrain, le virage nord a rendu un hommage émouvant à Bernard Lacombe, légende du club décédée en juin dernier. Une belle image qui contraste parfois avec les excès bien connus du public lyonnais, souvent en opposition frontale avec les Marseillais.
Les Flops : l’OM en quête d’identité
La défense marseillaise : un chantier XXL
Leonardo Balerdi, Murillo, Egan-Riley… difficile de sauver l’un des quatre. Le collectif défensif phocéen a été malmené du début à la fin, incapable de contenir la vitesse de Fofana ou la percussion de Merah. Balerdi, en plus d’un but contre son camp à la 88e, a semblé perdu dans ses alignements défensifs. Quant à Egan-Riley, son expulsion à la 32e pour un tacle en dernier défenseur a précipité les ennuis. Et pourtant, on pensait que la venue de De Zerbi allait stabiliser ce secteur… Pour l’instant, c’est inquiétant, surtout quand on ambitionne l’Europe ou mieux encore, titiller le PSG au sommet.
Mason Greenwood : l’ombre d’un espoir
Première titularisation de Greenwood… et quel choc consécutif. L’Anglais n’a jamais trouvé le rythme, se démarquant uniquement par une intervention maladroite dans sa propre surface. Sorti à la pause après avoir touché à peine 9 ballons, son rendement interroge. Est-ce un simple retard d’adaptation ou un casting raté ? Trop tôt pour trancher, mais l’OM ne peut se permettre d’attendre trop longtemps.
Un OM sans ressorts
À dix dès la première demi-heure, on aurait pu s’attendre à une réaction d’orgueil… mais rien. Des lignes trop étirées, un pressing désorganisé, peu de verticalité dans le jeu. Si Pierre-Emerick Aubameyang a tenté sans être servi, c’est tout le trident offensif qui a sombré – Greenwood, Ndiaye, Harit : tous transparents. Pour De Zerbi, la mission est claire : raviver l’agressivité et souder un collectif encore trop friable.
Un virage déjà négatif dans la course au podium
Après trois journées, Marseille ne compte qu’un petit point en Ligue 1, loin des standards d’un candidat au podium, encore plus d’un rival du PSG. Alors que les Parisiens enchaînent les victoires, les Phocéens accumulent les doutes. Si la trajectoire ne s’inverse pas rapidement, les ambitions européennes pourraient s’éloigner dès l’automne. Et face à un PSG en pleine reconstruction avec Luis Enrique mais toujours redoutable, l’OM n’a pas le droit à l’erreur. L’heure est à la révolution dans le jeu, et surtout derrière.