OL – OM : la compo surprise de De Zerbi contre Fonseca fait débat avant le choc de Lyon

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

L’Olympico version 2025-2026 promettait déjà des étincelles. Mais ce dimanche soir, à 20h45, lorsque les compositions officielles de l’OL et l’OM sont tombées, c’est une onde de choc tactique qui a traversé les réseaux sociaux et les plateaux TV. En déplacement au Groupama Stadium, Roberto De Zerbi a frappé un grand coup avec une composition inédite, tandis que Paulo Fonseca confirme la montée en puissance d’un OL revigoré.

Une composition marseillaise audacieuse : De Zerbi surprend

C’est LA surprise du soir côté marseillais : la titularisation du jeune Egan-Riley dans l’axe de la défense, encadré par Murillo et Balerdi. Alors qu’on attendait peut-être la paire Gigot-Kolasinac, De Zerbi continue d’imposer sa patte en injectant jeunesse et dynamisme. Mais c’est surtout dans l’animation offensive que l’OM étonne avec le quatuor Greenwood, Traoré, Weah derrière Aubameyang. Exit Vitinha, encore une fois sur le banc, malgré un début de saison mitigé mais prometteur.

Au milieu, Höjbjerg et Angel Gomes forment une sentinelle technique et intelligente. Le Danois, arrivé cet été en provenance de Tottenham, a rapidement pris le leadership dans l’entrejeu, et son entente avec Gomes sera scrutée de près dans ce match à haute intensité.

Face à une équipe de Lyon qui n’a toujours pas encaissé le moindre but après deux journées, De Zerbi cherche clairement à déséquilibrer les lignes adverses en multipliant les permutations offensives. Une stratégie qui rappelle certains épisodes tactiques observés lors du choc OM – PSG la saison dernière, où l’Italien avait opté pour un pressing haut et asymétrique contre les Parisiens.

OL : Fonseca dans la continuité, efficacité maximum

Du côté de l’OL, Paulo Fonseca a de quoi être satisfait. Deux matchs, deux victoires, zéro but encaissé. Son 4-2-3-1 est reconduit sans surprise, porté par un milieu Morton-Tessmann solide et capable de relancer proprement. La présence de Tolisso, en meneur de jeu reculé, donne une touche d’expérience à cette jeune équipe pleine d’énergie.

En attaque, le trio Merah-Fofana-Karabec est en forme, avec en pointe le très remuant Karabec, déjà buteur contre Metz. Avec une défense cohérente où Mata et Maitland-Niles assurent dans les couloirs, Lyon s’avance avec sérénité. C’est un vrai test de solidité mentale avant le retour de la Ligue Europa en septembre.

Sur le plan collectif, l’opposition s’annonce équilibrée : Lyon cartonne à domicile tandis que Marseille reste l’une des meilleures formations à l’extérieur, comme l’a prouvé son récital contre le Paris FC.

OM – PSG : l’autre duel à distance

Dans l’ombre de cet Olympico, un autre duel fait rage : celui du classement. Alors que le PSG de Luis Enrique a déroulé face à Strasbourg avec une victoire 4-1 samedi, De Zerbi sait qu’il doit engranger des points rapidement pour accrocher les places européennes et ne pas se laisser distancer. Avec une Ligue des Champions extrêmement compétitive cette saison, chaque point compte.

La bataille se joue aussi dans les têtes. Un succès de prestige à Lyon pourrait envoyer un message fort à Paris : oui, cette saison, l’OM est de retour. Fini le jeu hésitant de l’année dernière. Place à une stratégie claire, offensive et assumée. Mais gare à l’excès de confiance : Lyon est solide, discipliné, et souvent redoutable quand il est sous-estimé.

Quelles conséquences en cas de résultat négatif ?

Un faux pas ce soir pourrait déjà alourdir la pression sur De Zerbi, dont le projet séduit mais reste fragile. Un nul serait acceptable, mais une défaite viendrait alimenter les doutes sur la régularité de l’OM sous son ère. Pour Fonseca, l’équation est presque inverse : une victoire l’ancrerait solidement dans le haut du classement et poserait définitivement Lyon comme un prétendant au podium.

Dans l’un ou l’autre cas, l’OM – PSG du 5 octobre prochain prendra une toute autre dimension. Et ça, les supporters des deux camps l’ont bien compris.

À suivre donc ce soir à 20h45 : un Olympico tactique, stratégique, et déjà décisif dans cette saison 2025-2026.

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