Le Classique Olympique entre Lyon et Marseille n’a pas tenu toutes ses promesses du côté phocéen. Pour cette 3e journée de Ligue 1 2025-2026, l’OM de Roberto De Zerbi s’est incliné 1-0 au Groupama Stadium dans un match marqué par un fait de jeu capital : l’expulsion d’Egan Riley à la 27e minute. Au terme de la rencontre, l’entraîneur italien n’a pas mâché ses mots quant à ce coup du sort qui a, selon lui, scellé le destin du match.
Une entame prometteuse vite balayée par un carton rouge clé
Jusqu’à l’expulsion d’Egan Riley, le duel entre Lyonnais et Marseillais restait très équilibré. Roberto De Zerbi a d’ailleurs tenu à le souligner au micro de Ligue 1+ : « À 11 contre 11, c’était plutôt équilibré, mais le carton rouge a changé le match. »
Il faut dire que le défenseur anglais, en retard sur une intervention brutale sur Rayan Cherki, a vu rouge après visionnage de la VAR. Réduit à dix avant même la demi-heure de jeu, l’OM a très vite changé de configuration. Exit l’ambition de dominer, place à une défense resserrée et à des transitions éclairs. Malgré cela, les hommes de De Zerbi n’ont jamais vraiment pu tenir tête à la montée en puissance des Gones, qui ont fini par faire sauter le verrou marseillais grâce à une réalisation de Gift Orban à la 68e minute.
Avec cette défaite, Marseille enchaîne un deuxième match sans victoire en Ligue 1 après le nul concédé à domicile face à Strasbourg. Un début d’exercice 2025-2026 sous pression pour le technicien italien, d’autant plus que l’affaire Rabiot-Rowe plane toujours dans les esprits et perturbe la stabilité du vestiaire.
Le vrai regret de De Zerbi : une occasion manquée dans la course au haut du tableau
Plus que le score, c’est le contexte du match qui cristallise la frustration du staff olympien. De Zerbi martèle : « Le plus gros regret, c’est de ne pas avoir pu jouer à 11 contre 11 ». Une déclaration qui traduit autant la déception sportive qu’une pointe d’impuissance stratégique.
Statistiquement, l’OM a pourtant limité les dégâts : 3 tirs cadrés concédés sur l’ensemble du match et une capacité résiliente à rester dans la partie après l’ouverture du score lyonnaise. Quelques éclairs offensifs auraient pu inverser la tendance — Pierre-Emile Højbjerg et Amine Harit ont trouvé des espaces intéressants — mais l’efficacité a une nouvelle fois manqué. Une problématique récurrente que De Zerbi devra vite corriger s’il veut concurrencer durablement le PSG, déjà lancé sur des bases solides en tête de classement avec un trio Ramos–Asensio–Barcola détonnant.
Dans cette course au titre ou, à minima, à la Ligue des Champions, chaque point compte. Ce revers à Lyon est d’autant plus douloureux que les Olympiens avaient une occasion parfaite de marquer leur territoire sur une terre ennemie et de faire oublier une pré-saison agité par les départs de Vitinha et Mbemba.
Problèmes d’indiscipline : un mal profond à corriger rapidement
Au-delà du carton rouge d’Egan Riley, l’intensité du match a révélé quelques limites mentales chez certains cadres marseillais. Manque de maîtrise, fautes évitables, avertissements inutiles : l’OM termine à 4 cartons jaunes pour un total de 17 fautes. Un chiffre bien trop élevé à ce niveau. Alors que les joutes européennes vont bientôt débuter — avec un barrage de Ligue Europa fin août — De Zerbi devra absolument retrouver la cohésion et la rigueur tactique qui avaient fait la force de son équipe lors de la phase retour la saison précédente.
Car face à un PSG parfaitement huilé et bien décidé à conserver son trône national, Marseille ne peut plus se permettre de perdre des points à cause de faits de jeu évitables. La discipline, sur et en dehors du terrain, devra redevenir une priorité absolue.