OM : Faris Moumbagna quitte Marseille pour la Serie A, direction Cremonese !

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

Depuis le début du mercato estival 2025, Pablo Longoria n’a pas caché ses intentions : alléger l’effectif marseillais pour mieux reconstruire autour d’un onze compétitif pour la saison 2025-2026. C’est désormais officiel : Faris Moumbagna quitte l’Olympique de Marseille pour rejoindre Cremonese, promu cette saison en Serie A. Un départ attendu, analysé en profondeur.

Un transfert révélateur des ambitions stratégiques de l’OM

Arrivé en janvier 2024 en provenance du FK Bodø/Glimt (Norvège), Faris Moumbagna incarnait le profil du pari sportif typique de la cellule de recrutement de l’OM : jeune, prometteur, athlétique. Malheureusement, sa carrière olympienne n’a jamais décollé. La raison ? Une terrible blessure dès la première journée de Ligue 1 la saison passée : rupture des ligaments croisés du genou droit.

Résultats : une absence longue durée et une reprise tardive qui l’a écarté de la rotation offensive, où Pierre-Emerick Aubameyang et Vitinha occupaient déjà les devants. Avec un système plus stable mis en place par Roberto De Zerbi, l’entraîneur marseillais n’a pas pu réellement compter sur lui.

Dans un contexte où l’OM vise une qualification directe pour la Ligue des Champions, la direction a donc choisi de ne pas miser plus longtemps sur le Camerounais de 25 ans. C’est aussi un signal fort envoyé : les postes sont chers à Marseille. Il faut être performant… et disponible.

Un nouveau départ en Italie : la série A comme tremplin ?

Moumbagna ne quitte pas l’Europe, loin de là : il rejoint la Cremonese, surprenant promu en Serie A. Le club lombard a démarré fort la saison 2025-2026 avec une victoire retentissante face à l’AC Milan, preuve de son ambition affichée. Le deal ? Prêt avec option d’achat.

Une formule judicieuse qui permet à toutes les parties de limiter les risques. L’OM économise son salaire tout en gardant une possibilité de valorisation future ; Cremonese mise sur un profil physique de 1m88, puissant, mobile, capable d’évoluer en pivot ou dans la profondeur, et qui a encore tout à prouver.

Pour Faris, c’est sans doute l’occasion rêvée de retrouver la forme, le rythme, et une confiance perdue depuis ses débuts en Ligue 1. Mathématiquement exclu de la rotation à Marseille cette saison, derrière Iliman Ndiaye, Luis Henrique voire le nouvel arrivant Samu Omorodion, le timing du départ était idéal.

Quel impact sur le projet olympien ?

Ce départ n’est pas neutre. D’une part, il conforte la stratégie marseillaise de restructuration sous l’ère Longoria-De Zerbi. D’autre part, il renforce indirectement la nécessité pour l’OM de réussir ses choix offensifs. Dans un contexte européen marqué par une concurrence féroce – notamment celle du PSG, toujours plus armé offensivement avec Mbappé, Barcola et Ramos – l’OM doit faire preuve de justesse dans ses recrutements et de stabilité.

Faris Moumbagna n’aura pas été un flop, mais un échec contextuel. Son départ démontre que l’OM veut éviter désormais les profils à risques médicaux ou à intégrer dans un système complexe. Un joueur offensif de haut niveau pourrait encore arriver d’ici la fin du mercato hivernal, selon les échos du journal L’Équipe, pour étoffer un secteur appelé à jouer sur plusieurs fronts : Ligue 1, Ligue Europa et Coupe de France.

En perdant Moumbagna, Marseille ne perd pas une pièce clé, mais gagne en clarté stratégique. Une exigence nécessaire pour espérer rivaliser, ne serait-ce qu’en image, avec son éternel rival parisien.

Conclusion : un au revoir, pas un adieu

L’avenir de Faris Moumbagna reste à écrire, cette fois sous les couleurs rouges et grises de la Cremonese. S’il parvient à s’imposer dans le Calcio, l’OM pourrait en sortir gagnant financièrement. Côté marseillais, cette décision s’inscrit dans une logique d’optimisation de l’effectif, indispensable pour faire face à une saison dense et exigeante. Le message est clair : à l’OM, il faut briller ou partir. Un cap fixé par la direction pour repositionner le club dans le top 3 hexagonal… et pourquoi pas concurrencer un PSG toujours en quête d’hégémonie.

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