Alors qu’on pensait l’affaire Rabiot rangée au rayon des rumeurs persistantes de l’été, voilà que le feuilleton rebondit. À Marseille, les semaines passent et les incertitudes demeurent autour du futur d’Adrien Rabiot. D’après L’Équipe, le Milan AC serait prêt à formuler une offre pour le milieu français, relançant ainsi un dossier qui secoue la Canebière… et ravive la rivalité sportive entre l’OM et le PSG. Explications.
L’OM piégé dans une affaire à rebondissements
Clairement, l’Olympique de Marseille n’a pas réussi à maîtriser le dossier Rabiot. Arrivé libre l’année dernière en provenance de la Juventus, avec la ferme intention de relancer sa carrière en Ligue 1 pour éventuellement intégrer les rangs de Didier Deschamps avant l’Euro 2024, Adrien Rabiot a finalement vécu une saison 2024-2025 en dents de scie. Entre prestations irrégulières, blessures et tensions internes, le joueur ne s’est jamais totalement fondu dans le projet de jeu marseillais.
Et c’est justement en interne que l’affaire a pris un virage délicat. Une altercation survenue en avril dernier avec un autre joueur cadre — aujourd’hui transféré à Bologne pour 15 millions d’euros — a profondément affecté les rapports du joueur avec le vestiaire et le staff. Depuis, l’OM souhaite se séparer de Rabiot, mais pas à n’importe quel prix : les dirigeants espèrent récupérer 15 millions d’euros sur cette vente, un montant jugé élevé par certains clubs européens étant donné la situation contractuelle et l’âge du joueur (33 ans).
Le Milan AC en embuscade : opportunité ou sortie diplomatique ?
Dernière avancée en date : selon L’Équipe, des discussions auraient bien eu lieu entre le clan Rabiot et le Milan AC. Le club lombard, qui vient de prêter Yunus Musah à l’Atalanta Bergame, verrait en Rabiot un renfort d’expérience pour encadrer sa jeune garde au milieu. Un profil que Massimiliano Allegri connaît bien, pour l’avoir dirigé à la Juventus, et qu’il aimerait intégrer dans son nouveau projet avec les Rossoneri.
Du côté marseillais, cette piste tombe à point nommé. L’OM, engagé en Ligue Europa pour la saison 2025-2026, doit assainir ses finances et reconfigurer son milieu de terrain pour répondre aux exigences du coach espagnol Iñigo Pérez. Dans cette logique, la vente de Rabiot à Milan offrirait une solution diplomatique à tous les niveaux : un départ à l’étranger, loin des projecteurs de la Ligue 1… et surtout loin du PSG, où le joueur n’a visiblement jamais pu se défaire de son étiquette controversée.
Une rivalité PSG-OM qui refait surface en toile de fond
Il est impossible de parler de Rabiot sans évoquer ses années au PSG. Longtemps perçu comme l’enfant du club, son départ houleux en 2019 vers la Juventus avait marqué les esprits. Qu’il atterrisse ensuite à Marseille avait déjà fait grincer des dents côté parisien, tandis que les supporters marseillais étaient partagés entre enthousiasme et réserves à son sujet.
Son probable transfert à Milan AC serait donc vécu comme un soulagement dans les deux camps, et éviterait potentiellement une exposition trop directe à un climat tendu en Ligue 1. L’OM, de son côté, pourrait ainsi tourner la page d’un recrutement risqué peu compatible avec sa philosophie actuelle axée sur l’intensité et la jeunesse. Quant au PSG, éliminé en demi-finale de la Ligue des Champions la saison passée, il pourra savourer la fin de ce chapitre sans devoir croiser à nouveau l’ancien titi sur les pelouses françaises.
Quelles conséquences sur la saison de l’OM ?
Sur le plan tactique, le départ de Rabiot ouvrira la voie à un réaménagement du milieu marseillais. Luis Henrique, recruté cet été en provenance de Grenade, pourrait occuper un rôle de sentinelle, tandis que l’espoir français Warren Bondo — fraîchement arrivé de Monaco — disposerait de plus de minutes. Si les 15M€ viennent effectivement garnir les caisses olympiennes, l’OM espère investir rapidement pour renforcer deux postes clés : un défenseur central et un ailier gauche polyvalent.
Pour un club engagé sur trois fronts (Ligue 1, Ligue Europa, Coupe de France), chaque ajustement sera crucial. À ce titre, évacuer les tensions internes avant la reprise complète des compétitions en août s’avère impératif. Et dans cette dynamique, acter le départ d’Adrien Rabiot semble plus que jamais être une nécessité sportive et stratégique.
Affaire à suivre ? Oui, mais cette fois-ci, les cartes sont enfin posées sur la table.