Ce dimanche soir, l’Olympique de Marseille a concédé une défaite frustrante face à l’OL (1-0) dans un Olympico bien pâle sur le plan du jeu mais lourd de conséquences en ce début de saison 2025-2026. Réduits à dix pendant plus d’une heure, les hommes de Roberto De Zerbi, pourtant solidaires et parfois dominateurs, s’inclinent sur un but contre son camp en toute fin de match. Le scénario, cruel, soulève plusieurs points cruciaux quant à l’état actuel de l’effectif marseillais et ses ambitions sur les différentes compétitions.
Un tournant précoce : l’expulsion qui change tout
Difficile de ne pas pointer du doigt le moment décisif de cette rencontre : l’expulsion de CJ Egan Riley à la 29e minute. Pris de vitesse par Malick Fofana, l’ancien défenseur de Burnley a été logiquement exclu pour une faute en position de dernier défenseur. L’OM, alors solide et bien en place, a vu son plan de jeu basculer en une fraction de seconde. Jusqu’ici, les Marseillais avaient plutôt bien contenu l’intensité lyonnaise, et même cru à un instant basculer le match sur un contre, sans succès.
Cette exclusion révèle aussi un problème de profondeur dans la charnière centrale marseillaise. Entre les blessures d’Eric Bailly et les performances trop irrégulières de Balerdi, le coach italien devra rapidement trouver une formule fiable pour ne pas compromettre les prochains matchs, notamment face au PSG fin septembre au Parc des Princes. Une rencontre où la moindre faiblesse défensive sera lourdement sanctionnée.
Roberto De Zerbi : tacticien lucide mais limité
Depuis son arrivée cet été à la tête du banc olympien, Roberto De Zerbi cherche encore l’équilibre. Son projet de jeu basé sur la possession et les transitions rapides conserve une belle promesse, mais les Marseillais peinent à gérer les temps faibles. Réduit à dix, Marseille a continué à produire du jeu, signe d’une mentalité combative. On retiendra notamment les percussions de Ndiaye et les efforts incessants de Kondogbia à la récupération.
Mais ce n’a pas suffi. Alors que l’OM semblait se diriger vers un nul héroïque, une action confuse, amorcée par une barre transversale de Tagliafico, a provoqué un but gag : Balerdi, sous pression, pousse le ballon dans ses propres filets à la 88e minute. Un scénario cruel, mais qui illustre aussi le manque de lucidité de certains cadres marseillais dans les moments cruciaux.
Une défaite qui pèse sur les ambitions en Ligue 1
Avec seulement 4 points pris en trois journées, l’Olympique de Marseille connaît un début de saison poussif. Face à un adversaire direct comme Lyon, cette défaite fait mal sur le plan comptable mais aussi moral. D’autant que les ambitions de qualification directe en Ligue des champions passent impérativement par une régularité dès les premières semaines. Pendant que le PSG caracole déjà en tête avec un Mbappé toujours aussi inarrêtable, l’OM patine et se complique la tâche.
Ce genre de revers souligne la nécessité d’un renfort défensif avant la fin du mercato estival, mais aussi d’un vrai leader mental pour replacer les ambitions sur les bons rails. Car si l’OM veut rivaliser frontalement avec Paris et représenter le football français en Europe, il va falloir plus de solidité — mentale notamment — afin d’éviter de nouvelles désillusions comme à Lyon.
Cap sur l’Europe et le Classique en ligne de mire
En plus de la Ligue 1, Marseille disputera cette saison la phase de groupes de la Ligue Europa. Un bon parcours européen pourrait aussi relancer une dynamique, mais rien ne sera offert. Déjà en difficulté dans le championnat domestique, les Phocéens devront gérer un calendrier très chargé. Et à l’horizon, le Classique contre le PSG au Parc des Princes s’annonce intense. Un choc des extrêmes si l’OM n’élève pas rapidement son niveau.
Le prochain match contre Brest à domicile (J4) sera l’occasion pour les hommes de De Zerbi de rebondir. Mais plus que jamais, le temps presse au Vélodrome : il faut redresser la barre… avant que la rivalité avec le PSG ne tourne, une fois de plus, à sens unique.