Adrien Rabiot, figure aussi talentueuse que controversée du milieu de terrain tricolore, tourne la page marseillaise après une saison houleuse sous le maillot de l’OM. Son départ acté vers l’AC Milan marque la fin d’un chapitre orageux pour l’Olympique de Marseille – mais pourrait bien en ouvrir un nouveau, tout aussi électrique, dès le 14 septembre face à… Jonathan Rowe et Bologne.
Un transfert attendu qui soulage l’OM
Alors qu’il avait débarqué à Marseille à l’été 2024 pour incarner un projet ambitieux, Adrien Rabiot n’aura finalement jamais trouvé pleinement sa place dans le système marseillais. Trop irrégulier sur le terrain, et surtout marqué par une altercation désormais célèbre avec Jonathan Rowe le 15 août 2025 après une défaite cinglante contre Rennes, l’ancien Parisien semblait condamné à quitter le Vélodrome.
Selon L’Équipe et confirmé par RMC Sport, l’AC Milan a conclu un accord avec l’OM autour d’un transfert estimé à 10 millions d’euros bonus compris. Un deal raisonnable pour Marseille, qui allège ainsi sa masse salariale tout en évitant une gestion de crise prolongée, en pleine saison 2025-2026.
Pour Rabiot, c’est surtout l’opportunité d’un nouveau départ dans un championnat qu’il connaît bien, la Serie A, après son passage riche en enseignements à la Juventus (2019-2023, 212 matchs disputés). À Milan, il retrouvera Massimiliano Allegri mais aussi ses compatriotes Maignan, Fofana et Nkunku, dans un vestiaire où il devra prouver qu’il peut redevenir une pièce maîtresse, à quelques mois de la Coupe du monde 2026.
Le 14 septembre, le choc inattendu Rabiot-Rowe
Mais le calendrier réserve un scénario digne d’un thriller footballistique. Selon le programme officiel de la Serie A, l’AC Milan affrontera Bologne le 14 septembre – et devinez qui joue chez les Rossoblù ? Jonathan Rowe, le jeune talent anglais transféré par l’OM à Bologne cet été après l’épisode conflictuel qui a coûté cher à la cohésion marseillaise.
Ces retrouvailles sur la pelouse du stade Renato Dall’Ara promettent d’attirer l’œil des caméras et des observateurs. Pour les supporters de l’OM, c’est un face-à-face chargé en émotions, entre deux joueurs dont les tensions internes ont, au moins partiellement, saboté le début de saison du club phocéen.
Et ironie du sort : alors que Rabiot retrouve l’élite italienne, l’OM devra se passer d’un joueur disposant d’un immense bagage technique et d’une expérience européenne rare, dans un calendrier 2025-2026 surchargé entre Ligue 1, Ligue Europa et Coupe de France. Un départ dont l’impact pourrait se faire ressentir dans la rotation de Roberto De Zerbi, particulièrement en Ligue Europa où l’OM espère franchir enfin le cap des demi-finales.
Un symbole de la rivalité OM – PSG ?
Difficile de ne pas évoquer le passé parisien de Rabiot dans ce feuilleton : formé au PSG, le milieu ne sera jamais complètement accepté à Marseille. Son attitude, jugée parfois arrogante, a rappelé à certains supporters marseillais les heures les plus tendues de la rivalité PSG – OM. L’échec de son intégration à l’OM cristallise aussi les difficultés du club phocéen à faire cohabiter ambitions sportives et gestion de vestiaire.
À l’inverse, le PSG peut savourer ce nouvel épisode où un ex-parisien quitte Marseille sur un échec, renforçant, au passage, la pression médiatique qui entoure tous les mouvements entre les deux camps.
Plus que jamais, ce transfert est révélateur du besoin urgent pour l’OM de recruter des profils compatibles humainement avec le projet construit autour de De Zerbi. La gestion des egos demeure un défi constant à Marseille, comme l’ont démontré les dossiers Rabiot et Rowe. Place maintenant à la reconstruction. Et à un rendez-vous à ne pas manquer le 14 septembre…