L’OM perd une pièce majeure de son milieu de terrain : Adrien Rabiot s’est officiellement engagé avec l’AC Milan dans les derniers instants du mercato estival 2025. Un transfert qui marque la fin d’un feuilleton tendu, et qui soulève de nombreuses questions quant aux ambitions marseillaises pour la saison 2025-2026.
Un départ annoncé dans un climat tendu
Arrivé en septembre 2024 à l’OM, Adrien Rabiot a rapidement conquis une place de titulaire indiscutable sous les ordres de Roberto De Zerbi. Avec 34 matches disputés et 10 buts inscrits sur l’exercice 2024-2025, l’international français de 30 ans a joué un rôle essentiel dans la dynamique de l’équipe. Pourtant, malgré cette contribution importante, les tensions internes avec la direction sportive, incarnée par Pablo Longoria, ont assombri sa deuxième partie de saison.
Le club phocéen a officialisé son départ dans un message laconique : « Bonne continuation, Adrien ! ». Une sobriété qui en dit long sur l’état des relations entre les deux parties. S’il était question d’un potentiel apaisement courant juillet, comme l’avait laissé entendre De Zerbi, la cassure était profonde. La destination finale aura tout de même surpris : l’AC Milan, où Rabiot va retrouver Massimiliano Allegri, ancien mentor à la Juventus.
Un sacrifice financier révélateur de la volonté du joueur
Ce transfert vers les Rossoneri ne s’est pas fait sans efforts. Selon La Gazzetta dello Sport, Adrien Rabiot et sa mère et agente Véronique ont consenti à un geste fort pour faciliter les négociations : ils ont renoncé à moitié des 30% de la somme du transfert qui leur revenait. Une concession significative quand on sait que le montant du transfert avoisine les 9 millions d’euros.
Pour Milan, c’est une aubaine. Le club lombard offre à Rabiot un contrat de trois ans, avec un salaire net de 3,5 millions d’euros la première saison, pouvant monter à 4 millions en cas de qualification pour la Ligue des Champions. Pour l’ancien Parisien, c’est un retour très attendu en Serie A, championnat qu’il connaît parfaitement après son passage fructueux à la Juventus.
Conséquences pour l’OM en Ligue 1 et en Europe
Pour l’Olympique de Marseille, ce départ pourrait marquer un tournant. Privé de l’un de ses milieux les plus expérimentés, De Zerbi devra recomposer son entrejeu, alors que l’OM ambitionne de jouer les premiers rôles en Ligue 1, derrière l’intouchable PSG, et de briller en Ligue Europa. Rabiot incarnait une certaine stabilité dans l’entrejeu, alliant impact physique, volume de jeu et expérience du haut niveau.
Sans lui, l’OM devra s’appuyer sur des profils plus jeunes comme Azzedine Ounahi ou encore attirer un renfort d’envergure capable de combler le vide laissé. Or, avec une masse salariale ajustée et la fenêtre des transferts désormais refermée, la marge de manœuvre est réduite. Le départ de Rabiot intervient à un moment stratégique, à quelques semaines de l’entrée en lice en Ligue Europa.
Un rebond à Milan, un message à Paris ?
En rejoignant Milan, Rabiot tourne définitivement la page marseillaise, mais aussi celle qui l’éloignait d’un retour en Ligue 1… et donc du PSG. Longtemps considéré comme un enfant du club parisien, son choix de signer à l’OM en 2024 avait été perçu comme un camouflet par certains supporters parisiens. Un an plus tard, le choix de la Serie A replace Rabiot dans un cercle plus familier, et peut-être plus apaisé.
Dans cette saison 2025-2026 qui s’annonce pleine d’enjeux en Ligue 1, chaque décision stratégique comptera. Et celle du clan Rabiot, bien qu’elle profite à Milan, pourrait laisser l’OM dans une situation d’autant plus vulnérable face à son grand rival, le PSG. En termes de qualité d’effectif, les Phocéens accusent déjà un certain retard, que cette perte creuse davantage.
Dans ce contexte, une réaction rapide et claire de la direction marseillaise est attendue. Car si Paris peut se permettre de perdre un talent sans en souffrir, Marseille ne peut pas en dire autant.