La Canebière s’est enflammée pour rien ! Ce mardi matin, une rumeur agitait les réseaux sociaux et l’actualité mercato de l’Olympique de Marseille : Leonardo Balerdi serait tout proche d’un départ à la Juventus Turin. Mais après les vérifications effectuées en fin d’après-midi, il s’agit finalement d’une fausse alerte. Pourtant symptomatique du climat fébrile autour de l’Argentin, cette rumeur met en lumière un vrai dossier côté marseillais : celui du statut de Balerdi dans l’effectif 2025-2026 de Roberto De Zerbi. Analyse.
Une rumeur venue d’Italie… et vite démontée
C’est un article publié tôt dans la presse transalpine qui a mis le feu aux poudres : Leonardo Balerdi aurait « demandé son départ à l’OM » pour rejoindre la Vecchia Signora. Très vite, plusieurs médias français reprennent l’information, provoquant une onde de choc dans la fanbase olympienne.
Mais la réaction ne tarde pas : selon La Minute OM, bien informée sur les coulisses du club phocéen, il n’a jamais été question d’un quelconque départ. Ni Balerdi, ni son entourage n’ont manifesté une envie de quitter le club. Côté club, même son de cloche : la Juventus ne s’est jamais manifestée officiellement. Cette intox démontée révèle surtout la fébrilité ambiante autour de l’avenir du défenseur argentin, et confirme l’escalade des polémiques dès que le mot « mercato » est prononcé sur les bords de la Méditerranée.
Balerdi, menacé dans la hiérarchie défensive ?
Si le bruit d’un départ a pris autant d’ampleur, c’est aussi parce que Leonardo Balerdi traverse une période sportive délicate. Titulaire lors des deux premières journées de Ligue 1, il a affiché une fébrilité inquiétante dans le placement et la relance. Aux yeux de Roberto De Zerbi, ce début de saison 2025-2026 ressemble déjà à un premier test que l’ancien de Boca Juniors a du mal à réussir.
Et la concurrence est féroce. Avec l’arrivée de Nayef Aguerd (ex-West Ham) et surtout de Benjamin Pavard (transfuge surprise de l’Inter Milan), l’OM a densifié sa charnière centrale. Deux profils expérimentés, complémentaires et tactiquement rigoureux, qui collent parfaitement aux idées de jeu du technicien italien. Cela relègue Balerdi à un statut de numéro 3 ou 4 au poste, sauf s’il parvient à hausser drastiquement son niveau.
En somme, pas besoin d’invention turinoise pour questionner sa place : c’est bien la réalité sportive interne qui fragilise l’Argentin. Et dans un club où l’exigence est maximale, surtout à l’orée d’objectifs européens élevés, les places sont précieuses.
OM vs PSG : une gestion contrastée des cas sensibles
Ce faux feuilleton autour de Balerdi reflète aussi une différence d’approche avec le PSG, éternel rival. À Paris, où Luis Enrique gère avec doigté les cas sensibles (comme celui d’Ugarte ou Ruiz), l’OM donne encore parfois l’impression de subir l’agitation médiatique.
Alors que Marseille joue sur plusieurs tableaux cette saison (Ligue 1, Ligue Europa, Coupe de France), la sérénité dans la gestion de groupe sera une donnée clé. Si De Zerbi et la direction veulent éviter de voir éclater d’autres rumeurs de ce type, il leur faudra verrouiller davantage la communication et clarifier les hiérarchies sportives.
Entre ambition européenne et nécessité de maintenir la cohésion interne, Balerdi incarne ce joueur-charnière dont le destin influencera aussi celui du collectif. À lui, désormais, de transformer cette fausse rumeur en véritable renaissance sur le terrain.