L’OM a de nouveau électrisé le Mercato estival 2025. Exit Adrien Rabiot, direction l’AC Milan, et place à une stratégie de renforcement quasi inédite sur la Canebière. Le club phocéen, qui disputera la Ligue des champions cette saison, semble avoir misé gros pour jouer sur tous les fronts. Mais derrière les montants et les noms ronflants se cache une volonté affirmée de construire un effectif taillé pour durer… et pour viser plus haut que la deuxième place en Ligue 1, constamment trustée par l’ogre parisien.
Un Mercato à 100 millions d’euros, l’OM sort l’artillerie lourde
Alors que Pablo Longoria appelait en mai à la prudence dans les dépenses — « on va continuer de faire les choses de manière ambitieuse, mais avec la tête« , affirmait-il à L’Équipe —, le président marseillais semble avoir quelque peu revu sa copie. La qualification en Ligue des champions et le départ d’Adrien Rabiot ont visiblement été des déclencheurs. Résultat : l’OM a investi environ 100 millions d’euros (options d’achat incluses), avec notamment les arrivées de Benjamin Pavard, Nayef Aguerd, Igor Paixão ou encore Arthur Vermeeren. Et ça ne s’arrête pas là.
Avec un effectif étoffé et rendu plus compétitif, l’objectif est clair : tenir la cadence infernale de la saison 2025-2026, avec plus de 50 matchs à disputer. Un détail non négligeable dans la rivalité OM-PSG : l’OM ne veut plus simplement exister, il veut dominer — même sur la scène européenne.
Le départ de Rabiot : catalyseur d’un virage stratégique
Revenu pour un an seulement à Marseille, Adrien Rabiot n’a finalement pas prolongé l’aventure, préférant s’engager avec l’AC Milan. Un départ perçu comme une opportunité plus qu’un frein dans les coulisses du club. Selon L’Équipe, une fois l’international français parti, les dirigeants marseillais ont sérieusement envisagé l’arrivée d’un « gros nom » pour compenser ce vide technique et symbolique.
C’est dans ce contexte que Medhi Benatia a activé plusieurs pistes de renom : Dani Ceballos, Oleksandr Zinchenko et même Leroy Sané… Ce dernier a préféré la Turquie et Galatasaray, mais la tentative démontre une chose : l’OM n’a plus peur de viser haut. C’est finalement Benjamin Pavard qui incarne ce tournant. Un joueur d’expérience, champion du monde, recruté pour imposer un nouvel état d’esprit dans le vestiaire et stabiliser une défense souvent poreuse la saison dernière.
Des mouvements stratégiques pour la Ligue des champions… et concurrencer le PSG
Avec des recrues comme Tim Weah, Jordan Veretout (de retour après son prêt), O’Riley, ou encore Egan-Riley, l’OM a considérablement amélioré sa profondeur de banc. Le club vise la stabilité, comme le précise l’état-major : « Il fallait renforcer le groupe aussi numériquement. On passe à une saison avec environ 50 matches« , confiait récemment une source proche du club à L’Équipe.
Mais Marseille n’oublie pas l’Hexagone pour autant. Bien que le PSG continue de dominer les débats nationaux, l’OM veut se rapprocher, voire titiller sérieusement son éternel rival. Les confrontations directes entre les deux géants seront, une fois encore, des tournants décisifs pour juger de la légitimité du projet phocéen, et de sa capacité à concurrencer Paris sur le terrain comme en dehors.
Vers une saison charnière pour le projet Longoria
Avec un effectif renouvelé, un budget de plus en plus solide (et assumé), et un calendrier chargé, l’OM entre dans une phase cruciale. La saison 2025-2026 sera déterminante pour lever les doutes sur la viabilité du projet XXL porté par Pablo Longoria et Medhi Benatia. D’autant que les supporters n’accepteront plus des parcours en dents de scie en Coupe d’Europe ou en Ligue 1.
L’arrivée de profils expérimentés, le départ programmé de Rabiot compensé tactiquement, et les ambitions enfin assumées feront de Marseille un poil à gratter redoutable pour Paris cette saison. Encore faut-il que l’alchimie opère, et que la stabilité tant désirée ne parte pas en fumée au premier coup dur.