OM : Des absences marquantes dans la liste pour la Ligue des Champions 2025-26

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

Alors que la saison 2025-2026 bat son plein, l’Olympique de Marseille retrouve la plus prestigieuse des compétitions européennes : la Ligue des Champions. Une participation attendue avec excitation par les supporters phocéens, mais qui a aussi provoqué quelques remous dès l’annonce officielle de la liste des 22 joueurs retenus. Entre nouvelles recrues affirmées et absences notables, Roberto De Zerbi a tranché dans le vif. Et les choix du coach italien suscitent de nombreuses interrogations, notamment face à l’ogre madrilène qui attend l’OM au Bernabéu pour l’ouverture de la campagne.

Une liste réduite et des choix forts

Alors que l’UEFA autorise jusqu’à 25 joueurs à être inscrits pour la Ligue des Champions, Roberto De Zerbi a opté pour une liste resserrée de 22 noms seulement. Si cette stratégie peut surprendre, elle reflète un parti pris clair : miser sur la qualité et l’adaptabilité plutôt que sur la quantité. Parmi les visages familiers, on retrouve les recrues de l’été, qui dessinent une ossature rénovée — Benjamin Pavard, Angel Gomes, Pierre-Emerick Aubameyang ou encore Arthur Vermeeren sont bien présents.

Derrière cette stratégie, un objectif très clair : instaurer une dynamique de groupe resserrée, où chaque joueur a un rôle défini. L’intégration rapide des douze recrues, qui figurent toutes dans la liste, démontre la volonté du staff marseillais de tourner une page et de reconstruire autour de profils ciblés et modernes, capables de répondre à l’exigence du très haut niveau européen.

Des absences remarquées, des interrogations légitimes

Mais ce sont surtout les absences qui font parler. Quatre noms, en particulier, suscitent l’étonnement : Amine Harit, Pol Lirola, Neal Maupay et Ulisses Garcia. Des joueurs dotés d’une certaine expérience, présents au club depuis plusieurs saisons pour certains, et pourtant écartés. Si les situations individuelles peuvent l’expliquer (forme physique, concurrence, profil tactique), ces choix peuvent aussi être lus comme un message du coach à son groupe : la concurrence est totale, le mérite prime sur le statut.

Amine Harit, très apprécié des supporters pour sa technique et son volume de jeu, paye ici son irrégularité chronique. Neal Maupay, lui, n’a pas convaincu lors de ses apparitions en Ligue 1 l’an passé et reste en retrait derrière des attaquants plus performants comme Aubameyang ou Greenwood. Pol Lirola, souvent utilisé comme joker, n’a semble-t-il pas trouvé grâce aux yeux de De Zerbi, qui lui préfère les profils plus défensifs d’Emerson Palmieri et Michael Murillo.

Un groupe taillé pour la compétition… mais armé face à qui ?

Avec deux gardiens, sept défenseurs, huit milieux et cinq attaquants, la répartition est équilibrée sur le papier. Roberto De Zerbi mise sur une certaine polyvalence, avec par exemple Timothy Weah capable d’évoluer aussi bien sur les ailes qu’au milieu, ou encore CJ Egan-Riley qui peut dépanner au centre et sur le flanc droit. Cette flexibilité sera essentielle dans un groupe relevé, puisque l’OM affronte notamment le Real Madrid dès la première journée. Un baptême du feu d’autant plus périlleux que le Bernabéu n’a pas oublié les confrontations musclées avec le club phocéen.

Un clin d’œil également à la rivalité historique avec le PSG : tandis que le club de la capitale s’appuie cette saison encore sur la force de frappe de ses stars pour viser la finale, l’OM joue la carte de la reconstruction ambitieuse. Si Paris aligne Mbappé, Vitinha ou encore Barcola, Marseille tente sa chance avec des profils plus jeunes ou revanchards. Deux approches opposées… mais qui pourraient se recroiser au printemps selon les parcours européens.

Quels enjeux pour l’OM dans cette C1 ?

Pour le club de Pablo Longoria, cette édition 2025-2026 de la Ligue des Champions est bien plus qu’une simple participation. Il s’agit de se repositionner durablement sur la scène européenne, d’autant que le coefficient UEFA est un enjeu crucial pour le club dans la course à la stabilité économique. Sur le plan sportif, l’objectif est clair : sortir des phases de poule, ce que l’OM n’a plus réussi depuis la saison 2011-2012. Et pour cela, le groupe sélectionné par De Zerbi devra montrer une cohésion et une intensité maximale dès les premières minutes au Bernabéu.

Entre promesses et incertitudes, la campagne européenne de l’OM s’annonce palpitante. Reste à savoir si les absents de septembre feront leur retour en cours de saison. En Ligue des Champions, chaque fenêtre d’inscription est précieuse. Et à Marseille, rien n’est jamais vraiment figé…

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