Depuis son arrivée à l’OM à l’été 2024, Mason Greenwood n’a cessé d’étonner. Auteur de 21 buts et 6 passes décisives lors de la saison 2024-2025, l’Anglais a rapidement conquis le cœur des supporters phocéens et s’est imposé comme un cadre de l’effectif olympien. Alors que l’Olympique de Marseille entame une saison 2025-2026 prometteuse, une décision inattendue du joueur vient relancer les débats : Greenwood a refusé de s’engager avec la sélection jamaïcaine, pourtant pressentie pour l’accueillir prochainement dans ses rangs.
Greenwood ferme la porte à la Jamaïque… pour mieux rouvrir celle de l’Angleterre ?
Initialement éligible pour représenter la Jamaïque grâce aux origines de son grand-père, Mason Greenwood avait entamé des démarches administratives pour rejoindre la sélection des Reggae Boyz. La fédération jamaïcaine, via son sélectionneur Steve McClaren, attendait d’ailleurs l’attaquant marseillais pour les matchs éliminatoires de la Coupe du Monde 2026 face aux Bermudes et à Trinité-et-Tobago.
Mais selon une information du Daily Mail, Greenwood n’a pas signé les documents officialisant son changement de nationalité sportive. « Nous avions acquis un passeport et nous nous attendions à le voir dans ce rassemblement. Mais après une discussion avec sa famille, il ne souhaite s’engager avec personne pour l’instant », a déclaré McClaren. Une volte-face brutale, qui relance les spéculations autour d’un retour chez les Three Lions.
Greenwood a déjà porté le maillot anglais une seule fois, en 2020, contre l’Islande, avant d’être écarté du groupe pour non-respect du protocole sanitaire. Depuis, silence radio de la part de la fédération anglaise. Officiellement, tant qu’il n’a pas disputé un match officiel avec une autre sélection, Greenwood reste sélectionnable par l’Angleterre.
Une stratégie centrée sur l’OM avant tout
Si cette décision semble à première vue purement diplomatique, elle s’inscrit surtout dans une volonté affirmée par l’entourage du joueur : Greenwood veut se concentrer exclusivement sur sa saison avec l’Olympique de Marseille. Et pour cause : 2025-2026 pourrait bien être une campagne décisive pour le club.
Engagé en Ligue 1, en Ligue Europa (après une sortie frustrante de la Ligue des champions en barrages) et en Coupe de France, l’OM aura besoin du Mason Greenwood des grands soirs. Capable d’évoluer en faux neuf ou excentré, sa complémentarité avec Pierre-Emerick Aubameyang, Iliman Ndiaye et le jeune Ismaël Koné offre à Roberto De Zerbi (coach de l’OM depuis février 2025) une solution offensive redoutable.
En termes de rivalité directe, le PSG suit avec attention l’évolution de Greenwood. Dans une Ligue 1 où les Parisiens dominent encore largement avec leur trio Zaire-Emery, Mbappé (resté étonnamment une saison de plus) et Barcola, la moindre étincelle de talent du côté de l’OM est scrutée, critiquée ou valorisée selon les agendas médiatiques. Greenwood pourrait devenir le cheval de bataille de l’OM pour rivaliser sportivement et médiatiquement avec le PSG en cette saison 2025-2026.
Les implications à long terme pour sa carrière et pour l’OM
En refusant l’appel de la Jamaïque, Mason Greenwood garde toutes ses options ouvertes. Un retour en sélection anglaise paraissait encore improbable il y a quelques mois, notamment en raison de son passé judiciaire. Toutefois, la situation évolue. Son image s’est améliorée depuis son départ de Manchester United et ses performances constantes en Ligue 1 et en Europe plaident clairement en sa faveur.
Pour l’OM, cette position ambiguë pourrait se révéler gagnante : un Greenwood sans distractions internationales serait 100 % concentré sur les échéances olympiennes. Mais Marseille devra aussi se préparer à un autre scénario : une véritable explosion du joueur qui attirerait les regards de la Premier League ou du Real Madrid, deux destinations évoquées de manière récurrente.
En somme, la décision de Greenwood est moins anodine qu’elle n’en a l’air. Elle s’inscrit dans une stratégie de gestion de carrière prudente mais ambitieuse. Reste à savoir si l’Angleterre viendra frapper à la porte et si le PSG, en rival qu’il est, devra s’incliner face à un Greenwood au sommet de son art sous la tunique olympienne.