L’Olympique de Marseille continue de faire parler de lui lors de ce mercato estival 2025-2026, qui n’en finit plus de surprendre. Alors que la fenêtre de transfert est désormais fermée dans les cinq grands championnats européens, le club phocéen n’en a pas encore terminé avec son grand ménage. Cap sur les marchés encore ouverts pour liquider les derniers indésirables… et peut-être recruter malin ?
Un été agité : entre ambitions européennes et tensions en interne
L’OM est officiellement de retour en Ligue des Champions cette saison. Ce retour en C1, synonyme de rêve mais aussi d’exigence, devait s’accompagner d’un projet fondé sur la stabilité. Mais à Marseille, les plans changent aussi vite qu’un mistral en bord de Méditerranée.
Pablo Longoria, fidèle à sa réputation d’hyperactif du mercato, n’a pas levé le pied. Résultat : une valse de départs, souvent inattendus, a bouleversé l’effectif. Le feuilleton le plus marquant ? L’altercation explosive entre Jonathan Rowe et Adrien Rabiot, conclue par une double mise à l’écart express. Deux recrues phares sacrifiées pour préserver le vestiaire et l’autorité de Roberto De Zerbi.
Outre ces deux cas épineux, plusieurs cadres et éléments importants ont claqué la porte : Luis Henrique, Quentin Merlin, Azzedine Ounahi, Valentin Rongier ou encore Ismaël Koné. L’OM a donc privilégié un nettoyage en profondeur, avec une idée ferme en tête : renforcer l’équipe avec de nouveaux profils plus compatibles avec les exigences tactiques de l’ancien coach de Brighton.
Mercato international : la chasse aux opportunités se poursuit
Si la Ligue 1 et les grands championnats européens ont baissé le rideau, d’autres ligues offrent encore des fenêtres de marché ouvertes. Turquie, Qatar, Grèce, Croatie, mais surtout Arabie Saoudite : ces destinations font figure d’eldorado pour écouler les derniers éléments non désirés.
Et il y a urgence. La publication de la liste pour la Ligue des Champions par De Zerbi a envoyé un message clair : certains joueurs ne font plus partie du projet sportif. Parmi les absents notables figurent notamment Ruben Blanco, Ulisses Garcia, Pol Lirola, Amine Harit et Neal Maupay. Si ces cinq-là ne trouvent pas vite preneur, ils risquent de passer plusieurs mois à cirer le banc ou… les tribunes.
Longoria-Benatia : le duo capable de renverser la table
Sur le banc de touche mais pas dans les plans, ces joueurs pourraient bénéficier d’un départ inattendu… à condition que Pablo Longoria et Mehdi Benatia, en charge de la cellule de recrutement et des négociations, trouvent preneur. Compte tenu du budget conséquent investi cet été et des contraintes du fair-play financier, libérer de la masse salariale devient crucial.
La stratégie semble donc limpide : faire partir les derniers indésirables pour éventuellement rouvrir la porte à une ou deux recrues tardives venues de marchés exotiques. Ce processus n’est pas sans rappeler celui du PSG la saison dernière, qui avait réussi à vendre plusieurs joueurs à l’Arabie saoudite pour rééquilibrer son effectif.
La bataille OM-PSG s’inscrit donc aussi sur le terrain des ajustements stratégiques. Là où Paris a su capitaliser sur ses indésirables avec méthodologie, Marseille semble encore tâtonner avec certaines ventes non finalisées. Mais attention : Longoria a souvent démontré qu’il savait générer des coups de dernière minute.
Entre tensions en interne, recalés de la C1 et ouverture sur des marchés secondaires, l’OM pourrait encore réserver des surprises d’ici la fin de toutes les fenêtres. De Zerbi, lui, espère enfin disposer d’un groupe épuré et focalisé sur un objectif clair : sortir des poules de Ligue des Champions, et venir titiller le PSG en Ligue 1 plus que jamais.