La trêve internationale, véritable bête noire des entraîneurs, n’a encore une fois pas épargné les cadors de Ligue 1. Après le Paris Saint-Germain privé de Dembélé et Doué, c’est l’Olympique de Marseille qui tremble pour l’un de ses cadres : Timothy Weah. L’international américain, blessé face à la Corée du Sud, pourrait bien faire défaut au moment où son club s’apprête à disputer une phase cruciale de la saison 2025-2026.
Timothy Weah blessé avec les États-Unis : un coup dur pour de Zerbi
Alors que l’OM menait une dynamique encourageante en Ligue 1 et en Ligue des Champions, la sélection américaine vient bousculer les plans de Roberto de Zerbi. Lors de la rencontre amicale face à la Corée du Sud disputée à la Red Bull Arena (défaite 2-0), Timothy Weah a quitté prématurément ses coéquipiers, touché à la jambe droite. Pour l’heure, le club marseillais n’a pas encore publié d’information officielle sur la nature exacte de la blessure ni sur sa durée d’indisponibilité.
Cependant, selon plusieurs médias comme L’Équipe et ESPN, il pourrait s’agir d’une contusion musculaire, avec une indisponibilité estimée entre deux et quatre semaines selon les premiers examens, en attente d’un diagnostic final. Ce scénario plonge le coach italien dans une situation délicate : Weah était un élément clé dans le système offensif phocéen, capable d’évoluer aussi bien ailier que piston dans le 3-4-3 de Zerbi.
Un revers qui tombe mal pour l’OM, à la veille des grands rendez-vous
Le calendrier ne laisse aucun répit à l’Olympique de Marseille. Engagé sur plusieurs fronts — Ligue 1, Ligue des Champions et Coupe de France — le club marseillais va devoir faire sans Weah pour les prochaines semaines cruciales. Le choc contre le Bayern Munich au Vélodrome, prévu dans 10 jours, est déjà dans tous les esprits.
Pour de Zerbi, c’est un vrai casse-tête tactique : repenser le couloir droit, secteur vital dans sa philosophie de jeu tournée vers les transitions rapides. Si Jonathan Clauss peut toujours dépanner, il ne possède ni la vitesse ni la percussion de Timothy Weah. Autres options : décaler Amine Harit ou faire confiance à un jeune du centre de formation, mais le niveau d’exigence de la Ligue des Champions rend ce pari particulièrement risqué.
Une situation qui rappelle celle du PSG : rivalité relancée ?
Cette blessure de Weah survient dans un contexte tendu, où la rivalité OM-PSG s’exacerbe. Les deux géants du championnat français sont fragilisés par des blessures offensives majeures. À Paris, Luis Enrique doit composer sans Ousmane Dembélé et Désiré Doué, absents respectivement six et quatre semaines. Pour l’OM, perdre Weah — un des transferts majeurs de l’été dernier — pourrait avoir un impact tout aussi stratégique.
La perte de valeur offensive pose aussi des questions sur la profondeur de banc à Marseille. Si le PSG peut se reposer sur un effectif pléthorique avec Barcola, Asensio et consorts, l’OM semble plus dépendant de ses titulaires. Cette réalité pourrait bien se faire sentir dans la course au podium de Ligue 1, où chaque point compte, surtout face à un PSG que Marseille rêve toujours de détrôner.
Quels impacts pour la suite de la saison ?
Si la blessure de Timothy Weah se confirme sur le moyen terme, l’OM devra rapidement réagir. Le mercato hivernal reste une option en cas d’absence prolongée, mais le timing reste serré. De Zerbi devra probablement miser sur sa capacité à réorganiser rapidement son schéma tactique.
Cette blessure soulève aussi une problématique plus profonde : la gestion des trêves internationales dans un calendrier surchargé. Comme tant d’autres, l’OM paie le prix d’une saison ultra-compétitive où les sélections nationales impactent directement les ambitions européennes des clubs.
En conclusion, même si aucune annonce officielle n’a encore été faite sur la gravité de la blessure de Weah, les signaux ne sont pas rassurants. Pour l’OM, chaque jour comptera désormais pour reconstruire sans un joueur devenu fondamental dans le projet De Zerbi. Une course contre-la-montre est engagée, avec l’envie de prouver — face au PSG et aux autres rivaux — que Marseille peut se relever, peu importe l’adversité.