Alors que la saison 2025-2026 bat son plein, l’Olympique de Marseille fait face à un cas épineux en interne : Neal Maupay, jugé indésirable, refuse catégoriquement de quitter le club. Une décision qui complique sérieusement la gestion sportive et financière de Pablo Longoria, déjà sous pression après un mercato beaucoup plus agité que prévu.
Un mercato mouvementé à Marseille… et une situation inattendue
Initialement, la direction de l’OM, avec Longoria et son nouvel homme fort Mehdi Benatia, avait affirmé vouloir une certaine stabilité. Le club phocéen souhaitait capitaliser sur un effectif déjà costaud pour affronter la Ligue 1, l’Europa League et la Coupe de France. Pourtant, les multiples ventes et arrivées enregistrées cet été prouvent le contraire. Le dernier jour du marché a été particulièrement intense, avec notamment l’arrivée d’Amine Gouiri qui a rebattu les cartes dans le secteur offensif.
Dans ce tumulte, Neal Maupay, arrivé avec de l’espoir à l’été 2024, s’est retrouvé relégué en bout de banc. Sa saison précédente a été neutre, voire poussive, et l’arrivée de Roberto De Zerbi n’a pas arrangé son cas. Le coach italien, construit pour proposer un jeu dynamique et technique, n’a pas inscrit Maupay dans sa liste pour la Ligue des Champions, un signal fort qui ne laisse que peu de place à l’interprétation.
Maupay reste inflexible : pourquoi ce refus de départ met l’OM dans l’embarras
Selon le journal L’Équipe, plusieurs clubs s’étaient penchés sur le dossier : le PAOK Salonique, Getafe, Sassuolo, et même Anderlecht dans les heures qui ont suivi la fermeture du mercato dans les grands championnats européens. Malgré ces propositions, le Franco-Anglais a dit non. Il refuse catégoriquement de partir, même dans un championnat encore ouvert comme la Belgique ou la Turquie.
Du point de vue du joueur, cette décision peut sembler lucide : Maupay entend s’imposer à Marseille, malgré la concurrence féroce d’Aubameyang et Gouiri. Mais du côté de la direction, cette attitude est vécue comme un coup dur. Maupay occupe une place précieuse dans l’effectif, et surtout dans la masse salariale, sans offrir de garantie sportive. L’OM risque de revivre un scénario similaire à celui de Chancel Mbemba l’an passé, mis au placard pendant toute une saison. Un dénouement regrettable mais que le club a déjà expérimenté — et qu’il pourrait à nouveau reproduire.
Une décision aux conséquences multiples pour la saison 2025-2026
À court terme, le maintien de Maupay dans l’effectif bloque potentiellement l’émergence de jeunes issus du centre de formation ou la rotation offensive prévue par De Zerbi. Et si le joueur reste sur le banc tout au long de la saison, cela pourrait aussi nuire à la cohésion du groupe et à la dynamique collective, deux piliers sur lesquels l’Italien fonde son projet de jeu.
Sur le plan institutionnel, cette situation souligne les limites du modèle marseillais : une direction proactive sur le marché, mais parfois piégée par les contrats et les volontés individuelles. De l’autre côté du spectre, le PSG, concurrent historique, maîtrise mieux la gestion de ses indésirables, souvent grâce à son attractivité et sa puissance financière. Cette rigueur dans l’exécution montre le gouffre qui sépare encore les deux clubs dans leur capacité à orchestrer leur stratégie sportive.
Enfin, cette affaire pointe un autre problème : l’OM, engagé en Ligue des Champions cette saison, ne peut se permettre de mobiliser des ressources sur des joueurs qui n’apportent plus rien au projet. Chaque liste limitée rend les choix cruciaux, et Maupay, aujourd’hui, ne remplit plus les critères.
Conclusion : une sortie de route à prévoir ?
Pour Pablo Longoria, ce bras de fer pourrait devenir un fardeau. La meilleure issue reste une rupture à l’amiable ou un transfert vers un championnat au mercato prolongé. Sinon, l’OM devra assumer la présence d’un joueur écarté, coûteux et inutile sportivement. Un luxe que Marseille, en quête de constance et d’efficacité pour viser un podium national — et rivaliser avec le PSG — peut difficilement se permettre.