Première Ligue Féminine : l’OM tient tête à l’OL et évite la correction

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

Pour son grand retour dans l’élite féminine en cette saison 2025-2026, l’Olympique de Marseille affrontait l’une des montagnes du football français : l’Olympique Lyonnais. À l’affiche de la 1ère journée de Première Ligue Féminine, ce choc promettait une opposition déséquilibrée sur le papier. Pourtant, les Marseillaises ont déjoué les pronostics les plus pessimistes.

Un scénario moins cruel que prévu au Groupama Stadium

D’entrée de match, les Lyonnaises ont imposé leur tempo, enchaînant les passes et accentuant la pression sur la défense marseillaise. Leur système offensif hybride entre 4-4-2 et 4-2-4 dévoilait une volonté de submerger l’OM. Mais cette domination territoriale peinait à se traduire en occasions nettes. Katoto, habituellement si dangereuse, s’est montrée étonnamment discrète et inefficace, tandis que les couloirs lyonnais manquaient de percussion.

Il a fallu attendre la 32e minute pour que l’OL concrétise sa domination par Ada Hegerberg, impériale dans les airs, sur un centre de Selma Bacha. À 1-0 à la pause, les Marseillaises pouvaient souffler, même si l’orage semblait alors inévitable en seconde période.

Une deuxième mi-temps sous le signe de la résistance phocéenne

De retour des vestiaires, l’OM a surpris son monde. Libérées dans leurs intentions, les joueuses de Christophe Parra se sont montrées plus ambitieuses. Perret s’est même procurée une occasion franche, obligeant la gardienne lyonnaise à s’employer. Mais en face, l’armada offensive de l’OL a fini par frapper à nouveau, avec des buts signés Liana Joseph (60e) et Lili Yohannes (63e), d’un missile sous la barre qui aurait pu anéantir toute résistance marseillaise.

Et pourtant, alors que l’on pouvait imaginer un naufrage dans les vingt dernières minutes, l’OM a tenu, s’est réorganisé et a même riposté. La récompense viendra dans le temps additionnel : une action collective bien menée permet à Bourdieu de réduire le score (3-1). Si ce but reste anecdotique sur le plan comptable, il symbolise une résilience qui pourrait devenir la marque de fabrique de cette équipe.

Un message envoyé à la D1 et… au PSG

Contrairement à ce qu’annonçaient certains observateurs avant la rencontre, l’OM féminin n’a pas sombré face à l’ogre lyonnais. Ce résultat, bien qu’il entérine une défaite, montre que les Marseillaises peuvent élever leur niveau et défier les cadors du championnat.

Dans une saison 2025-2026 qui s’annonce relevée, avec en ligne de mire le maintien en Première Ligue Féminine, cette prestation offre un socle sur lequel bâtir. Et si les Lyonnaises se posent en rivales naturelles à dominer le championnat, le PSG féminin, autre bête noire de l’OM, est averti. Les Phocéennes ne sont plus les victimes expiatoires d’hier.

Il faudra bien sûr confirmer ce sursaut de caractère sur les prochaines journées, mais en tenant tête à l’OL plus qu’honorablement, Marseille a sans doute gagné plus qu’un simple but : de la confiance, un cap symbolique franchi, et une nouvelle place dans le paysage du football féminin français.

Retrouvons maintenant les Olympiennes au Vélodrome où elles recevront Reims dans un duel de promues qui comptera déjà double.

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