OM : Balerdi encore dans le dur avec l’Argentine, un nouveau coup dur avant le Classique

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

Leonardo Balerdi traverse une période délicate, et les choses ne s’arrangent pas. Le capitaine de l’Olympique de Marseille a de nouveau été fautif avec l’Argentine, alimentant les doutes sur son niveau à l’approche d’un calendrier explosif pour le club phocéen.

Un début de saison 2025-2026 sous haute tension pour Balerdi

Promu capitaine de l’OM par Roberto De Zerbi à l’aube de cette saison 2025-2026, Leonardo Balerdi devait incarner la stabilité et le leadership dans une équipe profondément remaniée durant l’été. Mais en quelques journées seulement, sa légitimité est remise en cause.

Tout a commencé dès la première journée de Ligue 1 où sa mauvaise lecture de jeu a été pointée du doigt sur l’ouverture du score rennaise. Face au Paris FC, en deuxième journée, il est de nouveau dépassé sur une action décisive. Et le coup de grâce est survenu contre l’Olympique Lyonnais lorsqu’une erreur de marquage de sa part a précipité l’expulsion de son coéquipier CJ Egan-Riley suite à une intervention de dernier défenseur. Autant dire que ses prestations suscitent déjà la défiance des supporters marseillais… et ne rassurent pas à l’approche du Classique OM-PSG.

Dans ce contexte, la trêve internationale aurait pu offrir à Balerdi une respiration salvatrice. Mais il n’en a rien été. Sélectionné par Lionel Scaloni, il s’est de nouveau illustré par une lecture défaillante du jeu lors de la rencontre Argentine – Équateur, perdue 1-0 par l’Albiceleste. Sur une action a priori anodine, il est pris dans son dos, contraignant Otamendi à faire faute en tant que dernier défenseur. Résultat : carton rouge pour le vétéran argentin… et une nouvelle polémique pour le défenseur marseillais.

Un cas préoccupant pour De Zerbi à l’approche d’un calendrier infernal

Depuis son arrivée sur la Canebière, Roberto De Zerbi n’a pas hésité à faire des choix forts, notamment en confiant le brassard à Balerdi. Une décision qui avait pour but de faire passer le défenseur argentin dans une nouvelle dimension, mais qui semble pour le moment totalement contre-productive.

Le mois de septembre est crucial pour l’OM, engagé sur tous les fronts : réception de Lorient au Vélodrome, choc européen au Santiago Bernabeu face au Real Madrid en Ligue des Champions… avant un Classique brûlant face au PSG au Parc des Princes. Trois matchs à haute intensité où chaque erreur se paie au prix fort. Et quand on voit les performances récentes de Balerdi, il y a de quoi s’inquiéter à Marseille.

Face au PSG, une équipe redoutablement efficace cette saison, notamment grâce à son trident offensif composé de Kolo Muani, Barcola et Asensio, la moindre défaillance défensive pourrait coûter cher. C’est dans ce type de rendez-vous que Balerdi était censé justifier son statut. À l’heure actuelle, c’est tout l’inverse : son positionnement, sa gestion de la profondeur et sa lecture du jeu posent question.

De Zerbi jouera-t-il la carte de la continuité en maintenant sa confiance à son capitaine ? Ou optera-t-il pour un turnover défensif en alignant une charnière nouvelle, peut-être avec Gigot ou Meïté ? Le technicien italien n’a, à ce jour, pas communiqué officiellement sur ses intentions, mais la pression monte.

Un tournant mental pour la suite de la saison

Le cas Balerdi dépasse la simple contre-performance. Il interroge sur la capacité mentale du joueur à endosser les responsabilités d’un leader dans un club aussi exigeant que l’OM. Le public du Vélodrome, passionné mais impitoyable, commence à douter. Les rivaux, PSG en tête, pourraient exploiter cette faille lors du duel très attendu au Parc.

Si Balerdi veut renverser la vapeur, il devra rapidement rectifier le tir, tant individuellement que collectivement. Réussir un match solide face au Real Madrid, puis tenir tête à Mbappé et compagnie lors du Classique, serait le meilleur moyen de se réconcilier avec les supporters et de prouver qu’il a l’étoffe d’un vrai capitaine olympien.

Mais à ce stade, il apparaît plus comme un maillon faible que comme une tour de contrôle défensive, un constat inquiétant pour un OM qui vise une qualification directe pour la Ligue des Champions 2026/2027… et rêve de dominer son éternel rival parisien.

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