L’OM crée la surprise : l’équipe féminine change de nom et lance une nouvelle identité révolutionnaire

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

En ce début de saison 2025-2026, l’Olympique de Marseille féminine fait bien plus que changer de division. Après une montée méritée en D1 Arkema, le club phocéen annonce un bouleversement profond, presque militant : fini l’appellation « OM Féminines », place désormais aux « Marseillaises ».

Un été sous tension avant un virage stratégique

Tout semblait sourire aux Phocéennes au printemps dernier, avec une montée en première division synonyme de reconnaissance. Mais l’été a viré à la panique. Lors d’un match amical contre le Club Esportiu Europa, la tension a dégénéré en altercation sur le terrain. Résultat : les départs soudains de Maria Thorisdottir et Opal Curless, suivis de la mise à pied de l’entraîneur Frédéric Gonçalves.

C’est donc Dalin Anrifani, jusque-là adjoint, qui a été chargé en urgence de remettre le collectif sur pied. Mais l’OM n’a pas fait que colmater les brèches : le club a pris une décision stratégique ambitieuse, visant à poser les bases d’un nouveau projet, autant identitaire que sportif.

Les « Marseillaises » : manifeste visuel et culturel

Le changement de nom ne se limite pas à une opération marketing : il s’inscrit dans une volonté plus large de redéfinit l’image du football féminin à Marseille. Dans un communiqué officiel publié le 12 septembre 2025, le club explique vouloir incarner « puissance, liberté et ambition » à travers un nom fort, inspiré de l’hymne révolutionnaire français.

La nouvelle identité repose sur plusieurs piliers : outre un nouveau logo représenté par la statue de La Marseillaise, les joueuses conservent l’écusson olympien, mais s’affirment comme entité à part entière. En parallèle, Puma s’associe à cette révolution avec le lancement d’une collection capsule lifestyle, preuve que le club veut inscrire les Marseillaises dans la culture populaire, bien au-delà des tribunes.

« Toutes les révolutions commencent par une Marseillaise », proclame le slogan dévoilé ce vendredi soir lors d’un événement spectaculaire au Stade Vélodrome, précédant le match des hommes contre Lorient. Une façon puissante de briser le plafond de verre symbolique mais bien réel du foot féminin en France.

Un pari audacieux, à haut risque

Ce changement s’accompagne d’enjeux sportifs de taille, car dans une D1 Arkema de plus en plus concurrentielle — dominée jusqu’à présent par Lyon et le PSG Féminin — l’OM n’a plus le droit à l’erreur. Le virage pris par la direction du club est un pari autant en matière d’image que de résultats.

Face à un PSG structuré, expérimenté et bien installé médiatiquement, les Marseillaises doivent maintenant prouver qu’un rebranding peut être synonyme d’efficacité sur le terrain. Le timing est osé, mais potentiellement salvateur, après les secousses de l’intersaison.

Pour les supporters olympiens — historiquement frustrés par le manque d’investissement du club dans sa section féminine — ce nouveau projet est perçu comme un retour aux ambitions, à condition que les résultats suivent. Tout en ajoutant une nouvelle dimension à la rivalité OM-PSG côté féminin, jusqu’ici bien moins valorisée que chez les hommes.

OM-PSG : vers une rivalité aussi forte chez les femmes ?

Avec cette refondation, l’OM envoie un message : la rivalité avec Paris doit aussi exister chez les féminines. En professionnalisant son équipe, en assumant une identité propre et en construisant une marque forte autour des Marseillaises, le club phocéen défie l’hégémonie parisienne autant sur le terrain que dans les esprits. Déjà, les regards sont tournés vers les confrontations à venir entre ces deux équipes, qui promettent désormais bien plus que trois points à la clé.

Alors que le PSG Féminin reste un modèle structuré et doté d’effectifs impressionnants, l’arrivée des Marseillaises bouscule les codes. Une page se tourne, un nouveau chapitre s’écrit.

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