Adrien Rabiot a enfin brisé le silence. Un mois après son départ agité de l’Olympique de Marseille, le désormais milieu du Milan AC a profité de sa présentation officielle en Lombardie pour clarifier les circonstances de son transfert. Et au passage, il a livré une anecdote surprenante sur son ex-coéquipier Jonathan Rowe, lui aussi transféré en Serie A. Retour sur une double affaire qui a secoué l’OM à l’orée de la saison 2025-2026.
Un départ brutal mais assumé par Rabiot
Le départ d’Adrien Rabiot de l’OM vers l’AC Milan a fait couler beaucoup d’encre cet été. Après une saison correcte mais contrastée sous les couleurs marseillaises, l’ancien Parisien – un détail qui n’est jamais anodin sur la Canebière – a quitté le club dans un climat tendu. Lors de sa conférence de presse de présentation ce vendredi, le milieu de terrain a expliqué : « J’étais lié à Marseille, mais lorsque les relations avec le club se sont détériorées, Allegri m’a immédiatement appelé. À partir de là, tout s’est accéléré ».
Cette détérioration serait survenue après un incident explosif dans le vestiaire du Vélodrome : une altercation avec le jeune Jonathan Rowe, lors du déplacement tendu à Rennes. Selon plusieurs sources concordantes, des propos musclés auraient débouché sur une confrontation physique, forçant la direction olympienne à trancher net : les deux joueurs ont été poussés vers la sortie dans les dernières heures du mercato.
Un désengagement radical qui pose question sur la gestion de la cohésion interne par la direction de l’OM, d’autant plus à la veille d’une saison où Marseille visera un retour en Ligue des Champions et une revanche sur son rival historique, le PSG.
Rowe et Rabiot, clash effacé… mais pas oublié
Si l’on pensait que cet épisode avait définitivement fracturé la relation entre les deux hommes, Rabiot a surpris tout le monde en révélant une information inédite. Interrogé sur Jonathan Rowe, transféré au même moment à Bologne, il a déclaré : « Nous avons déjà échangé par chat quand nous avons signé en Italie, pour nous souhaiter bonne chance. C’est un bon garçon et ce qui s’est passé n’a rien changé à notre relation. Je suis heureux de le revoir ce week-end. »
Un Milan AC – Bologne au calendrier ce week-end, comme une ironie du sort. Et une preuve que malgré les tensions, les professionnels savent souvent tourner la page. Reste que pour l’OM, ces départs simultanés soulèvent deux interrogations majeures : qui pour prendre le relais au milieu dans l’effectif olympien ? Et comment préserver un esprit de groupe dans une équipe en quête de stabilité ?
Les premières réponses semblent s’articuler autour de la montée en puissance du jeune Kévin Ndjomo et du retour au premier plan d’Amine Harit, dans un rôle de milieu créateur plus central. Mais dans une saison où chaque faux pas peut profiter au PSG dans la course au titre, l’OM ne peut se permettre aucun flottement.
Un leadership perdu, un vestiaire à reconstruire
Avec Rabiot, c’est certes un passé parisien clivant qui s’en va, mais aussi un joueur expérimenté, habitué des grands rendez-vous européens. Sa volonté affirmative de « continuer à avoir cette faim de victoires, de buts et d’aides aux jeunes » (source : conférence de presse AC Milan, 10 octobre 2025) indique un joueur en pleine maturité, que Marseille perd avec regret, surtout dans l’optique de son ambition continentale.
Car si l’OM veut viser haut en Ligue Europa – et pourquoi pas recréer l’épopée de 2018 –, il faudra rapidement trouver un nouveau moteur dans l’entrejeu, capable d’enflammer l’Orange Vélodrome et de rivaliser avec l’impressionnant milieu parisien version Luis Enrique.
Rabiot parti, Rowe écarté, le message est clair : l’OM mise désormais sur un groupe resserré, discipliné, où les incidents de vestiaire ne seront plus tolérés. Une stratégie payante ? Réponse dans les semaines à venir, et dès le prochain « Classique » où l’absence du natif de Saint-Maurice se fera sûrement ressentir face à son ancien club, le PSG.