Le Real Madrid a ajouté une nouvelle ligne impressionnante à son palmarès européen. En s’imposant 2-1 contre l’Olympique de Marseille lors de la phase de groupes de la Ligue des champions 2025-2026, le club madrilène est devenu officiellement le club ayant obtenu le plus de penalties dans l’histoire de la C1. Un record qui n’est pas sans controverse, surtout vu le scénario vécu par un OM en plein boom cette saison.
Le record historique du Real Madrid validé face à l’OM
Avec désormais 63 penaltys obtenus en Ligue des champions, le Real Madrid dépasse le Bayern Munich (62) et assoit un peu plus son hégémonie dans la compétition reine. Ce chiffre, confirmé par StatsFoot sur X (ex-Twitter), est le reflet d’une domination technique, mais aussi d’un certain poids historique et institutionnel qui continue de peser lourd au sein de l’arbitrage européen.
Le match contre l’OM a été le théâtre de cette bascule statistique. Au Santiago Bernabéu, les hommes de Roberto De Zerbi ont cédé à deux reprises sur penalty, tous deux convertis par Kylian Mbappé. Le premier fait suite à un contact musclé entre Rodrygo et Kondogbia. Le second, bien plus litigieux, provient d’un tacle glissé de Medina dont le ballon touche d’abord le pied avant de rebondir sur la main. L’arbitre n’a pas hésité : penalty sifflé, Mbappé double la mise.
Un coup dur pour un OM ambitieux cette saison
Ce revers, au-delà de son aspect comptable, illustre bien les défis que rencontre l’OM sur la scène européenne. À l’image des confrontations face au PSG en Ligue 1, où l’arbitrage est régulièrement pointé du doigt par les supporters marseillais, cette défaite face au Real Madrid relance le débat sur le poids des institutions en Ligue des champions.
Pourtant, les Phocéens avaient montré un visage séduisant. En pleine reconstruction sous la houlette de Roberto De Zerbi, l’équipe mise sur un football offensif et structuré, capable de titiller les plus grands. Menant 1-0 après une ouverture du score signée Aubameyang, l’OM semblait en mesure de créer l’exploit. Mais comme souvent face à des géants comme le Real — ou même face au PSG dans les Clasicos — le rapport de force s’est inversé au fil du match… et des événements arbitrés à la loupe.
Le poids des penaltys, symbole d’un rapport de force biaisé ?
Si on ne peut nier la qualité offensive du Real Madrid, ce record pose question. 63 penalties obtenus, c’est une moyenne qui interroge. Dans l’histoire récente de la Ligue des champions, aucun club n’a bénéficié d’autant d’occasions depuis les 11 mètres. Cela souligne davantage l’influence et la pression exercées par des clubs de cette envergure. Quand on compare avec l’OM, par exemple, qui a obtenu seulement 7 penalties en 59 matchs de LDC sur les 15 dernières années, l’écart est criant.
Samir Nasri, ancien milieu phocéen et désormais consultant pour Canal+, n’a pas caché sa colère après la rencontre : « Le second penalty est une honte. Il tue le match alors que l’OM tenait son point au Bernabéu. » (Onze Mondial).
Quel impact sur la suite de la saison de l’OM ?
Cette défaite complique certes la tâche de l’OM dans un groupe où chaque point comptera. Mais elle ne doit pas occulter les progrès réels de l’équipe depuis le début de saison. Entre une Ligue 1 ultra-concurrentielle, dominée par le PSG, et une campagne européenne piégeuse, le club marseillais doit désormais faire preuve de résilience.
Les enseignements tactiques sont clairs : plus de rigueur dans la zone défensive, surtout face à des adversaires rompus à l’art de provoquer les fautes. Et offensivement, l’OM montre des promesses solides. Aubameyang, Ndiaye et Harit forment un trio efficace, soutenus par un milieu de terrain dense, malgré un Kondogbia en difficulté défensive sur cette rencontre.
Le Real Madrid aura beau battre des records, l’OM peut encore écrire sa propre histoire. Et à défaut de rivaliser avec les puissants dans les statistiques, les Marseillais auront bientôt une autre occasion de faire vibrer l’Europe… peut-être dès le match retour au Vélodrome, où l’ambiance pourrait cette fois faire pencher la balance.