L’Olympique de Marseille a frôlé l’exploit au Santiago Bernabéu. Face à un Real Madrid réduit à dix en seconde mi-temps, les Phocéens se sont inclinés 2-1 dans cette rencontre de phase de groupes de la Ligue des champions 2025-2026. Mais ce qui fait parler aujourd’hui, ce n’est pas le score. C’est ce penalty sifflé contre Facundo Medina, une décision contestée qui a fait sortir De Zerbi de ses gonds.
Un penalty qui change tout
L’OM pensait tenir un match référence contre un cador européen. Lancés par un but précoce de Timothy Weah et profitant de l’expulsion de Dani Carvajal pour un geste violent sur Rulli, les Marseillais dirigeaient la rencontre. Jusqu’à cette action litigieuse à la 78e minute : Medina tacle pour contrer Vinicius, et le ballon rebondit sur son bras alors qu’il amortit sa chute.
L’arbitre n’hésite pas et indique le point de penalty, malgré la protestation des Phocéens. Kylian Mbappé, exilé à Madrid mais toujours cible privilégiée du Vélodrome, convertit la sentence. Ce second but vient crucifier l’OM, qui ne parviendra pas à revenir au score malgré une fin de match héroïque.
Une décision d’autant plus contestée que l’IFAB, l’instance qui édicte les lois du jeu, précise clairement qu’un bras de soutien ne doit pas être sanctionné… sauf si le ballon finit directement dans le but, ce qui n’était pas le cas ici. Samir Nasri, sur Canal+, a été catégorique : « Jamais penalty ».
De Zerbi : colère froide et dignité marseillaise
En conférence de presse, Roberto De Zerbi, emblématique coach de l’OM version 2025-2026, n’a pas caché sa frustration. « Je suis fier de mon équipe, ils ont tout donné sur le terrain […] Je pense qu’il n’y a pas penalty sur la main de Medina, c’est honteux. », a-t-il déclaré devant les micros, des propos relayés par L’Équipe du soir.
L’Italien a souligné la performance collective et n’a pas sombré dans le discours victimisant. Mais dans ses mots, transparait l’amertume d’un match volé par une décision controversée. Un air de déjà-vu pour les supporters marseillais, déjà échaudés par les grandes soirées d’Europe où l’arbitrage a souvent joué contre eux.
Ce penalty et les conséquences autour interrogent au-delà même de ce duel. Comment, en 2025, avec la VAR et les ralentis sous tous les angles, peut-on encore discuter de ce type de faute ? La frustration est d’autant plus légitime que l’OM, dont l’effectif est plus limité que celui du PSG ou du Real Madrid cette saison, avait réussi à pousser l’une des meilleures équipes d’Europe dans ses retranchements.
Conséquences sur le parcours européen de l’OM
Avec cette défaite, l’Olympique de Marseille compromet une entame idéale dans ce groupe de Ligue des champions, où chaque point comptera pour ambitionner une place en huitièmes. En l’absence de marge de manœuvre, ce genre d’erreurs se paye cher. Rappelons que la rivalité OM-PSG dépasse les frontières hexagonales : chaque saison, les deux clubs sont scrutés pour leurs résultats européens. À l’heure où Paris aligne des ambitions XXL avec Luis Enrique et une attaque remodelée autour de Dembélé et Kolo Muani, le club phocéen ne peut se permettre ce genre de revers injustes.
Heureusement, la dynamique affichée par les hommes de De Zerbi reste encourageante. L’OM a tenu tête à l’un des favoris pour le sacre continental avec courage et intensité, des valeurs chères au peuple marseillais. À eux maintenant de transformer leur frustration en moteur de revanche lors des prochaines journées, à commencer par le choc au Vélodrome contre Galatasaray.
En attendant, cette soirée madrilène restera comme un symbole cruel de l’injustice perçue et du chemin qui reste à parcourir pour rééquilibrer les rapports de force dans cette compétition que l’OM rêve toujours de retrouver tout en haut.