La campagne européenne 2025-2026 de l’Olympique de Marseille commence sur une note alarmante. Battu lors de son entrée en lice sur la pelouse du Real Madrid (1-2), le club phocéen se heurte déjà à une vérité incontestable : le niveau de cette édition de la Ligue des champions est plus relevé que jamais. Entre des outsiders en pleine explosion et des cadors historiques affûtés, l’OM devra sortir l’artillerie lourde s’il veut voir les huitièmes de finale.
Une entrée difficile et des signaux d’alerte immédiats
Face au Real Madrid, les hommes de Roberto De Zerbi – nommé à la tête de l’OM cet été – n’ont pas démérité. Un but de Vitinha avait brièvement permis d’y croire, mais la machine madrilène, fidèle à son ADN, a inversé le cours du match pour s’imposer logiquement (2-1). Ce revers, bien que prévisible, rappelle cruellement la réalité du très haut niveau européen.
Surtout, cette défaite intervient alors que plusieurs autres membres du groupe de l’OM ont frappé fort durant cette première journée. Le Club Bruges, souvent perçu comme un adversaire abordable, a écrasé l’AS Monaco 4-1. Une démonstration offensive qui confirme le réveil du football belge sur la scène continentale. Autre surprise : l’Union Saint-Gilloise, novice à ce niveau, a surclassé le PSV Eindhoven (3-1)… à l’extérieur !
Concrètement, l’OM est désormais relégué, dès la première journée, en position de chasseur plutôt que de leader dans son groupe. Le calendrier va vite, très vite. Une contre-performance lors de la prochaine journée ferait déjà tâche, voire hypothéquerait les chances de qualification.
Une concurrence redoutable, bien au-delà de Bruges
Mais les nuages ne s’arrêtent pas là. Outre les surprises belges, le Sporting CP, autre membre du groupe de l’OM, a impressionné face au Kairat Almaty (4-1). Compact, technique, explosif dans les transitions : les Portugais démontrent semaine après semaine qu’ils sont désormais bien plus qu’un outsider. Sans parler de Liverpool, qui a arraché un succès renversant contre l’Atlético Madrid (3-2). L’expérience de ces clubs en Ligue des champions est un avantage majeur, surtout comparé à un OM rajeuni et encore en quête de stabilité sous les ordres de De Zerbi.
Les défaites de Newcastle face au Barcelone (1-2) et de l’Ajax contre l’Inter Milan (0-2) prouvent que même les clubs les plus solides peuvent être secoués. L’OM ne pourra donc compter sur aucun relâchement : chaque point glané, chaque but inscrit pourraient peser lourd à l’heure des comptes.
Seul répit : une Atalanta noyée par le PSG
Ironie du sort, la seule réelle ‘bonne nouvelle’ pour les Marseillais vient du PSG. Le club parisien, éternel rival, a étrillé l’Atalanta (4-0) et a montré que certaines équipes de ce cru 2025-2026 restent vulnérables. Toutefois, Marseille ne croisera probablement pas le fer avec les Lombards dans cette phase. Ce constat sert surtout de rappel à quel point chaque performance peut bouleverser les hiérarchies, et que même un ‘gros poisson’ peut sombrer face à un prétendant déterminé.
Pour l’OM, l’urgence est désormais claire : rebondir dès la 2e journée. Il faudra resserrer les lignes, muscler l’entrejeu et surtout retrouver une efficacité offensive à la hauteur du talent de son duo Aubameyang – Ndiaye. De Zerbi devra également revoir certains automatismes défensifs, tant les dribbles et décalages adverses ont mis en lumière les failles structurelles du 4-2-3-1 marseillais.
Dans une saison où le PSG semble enfin construire une équipe taillée pour la C1, Marseille se devra d’exister autrement qu’en simple figurant. La qualification est encore possible, mais le moindre faux pas coûtera cher… très cher.