La Coupe du Monde U20 2025 s’annonce compliquée pour les Bleuets, déjà minés par les absences depuis plusieurs semaines. Le nom de Darryl Bakola, jeune pépite de l’OM, vient s’ajouter à la liste des forfaits. Mais cette fois, pas de blessure ni de contretemps administratif : c’est l’Olympique de Marseille lui-même qui a choisi de bloquer son joueur. Décryptage d’une décision qui s’inscrit dans une stratégie claire du club phocéen.
Un choix stratégique de l’OM pour sa saison 2025-2026
Darryl Bakola, 17 ans seulement, devait intégrer la sélection française U20 pour disputer la Coupe du Monde au Chili, prévue du 27 septembre au 19 octobre. Mais à la surprise générale, Marseille a décidé de retenir le jeune milieu. Selon L’Équipe, Roberto De Zerbi considère Bakola comme un élément important de sa rotation, notamment dans un calendrier surchargé entre la Ligue 1, la Coupe de France, et l’Europa League.
Dans une équipe marseillaise en pleine transition tactique, le technicien italien veut s’appuyer sur des jeunes formés au club, capables d’intégrer rapidement ses principes de jeu. Avec son profil moderne de milieu box-to-box et sa qualité de relance, Bakola coche toutes les cases. D’autant plus que l’OM n’a pas encore trouvé un point d’équilibre stable dans l’entrejeu, malgré les arrivées estivales.
En retenant son joueur au détriment de la sélection nationale, l’OM envoie un message clair : priorité au projet du club. Une position qui ne manquera pas d’alimenter les débats, surtout à l’approche de chocs cruciaux, comme face au PSG, où la profondeur de banc phocéenne sera essentielle pour rivaliser avec l’effectif parisien pléthorique.
Un coup dur pour les Bleuets… et Bernard Diomède
Du côté de l’équipe de France U20, cette nouvelle absence est un casse-tête de plus pour Bernard Diomède. Le sélectionneur devait déjà se passer de plusieurs cadres, les clubs n’étant pas tenus de libérer leurs joueurs pour cette compétition, organisée hors calendrier FIFA.
Ainsi, l’absence de Bakola prive les Bleuets d’un élément clé au milieu. Sa capacité à casser les lignes et à jouer sous pression aurait offert une palette supplémentaire à Diomède dans une poule exigeante au Chili. Le tournoi s’annonce d’autant plus relevé que de nombreuses autres nations aligneront leurs meilleurs jeunes talents.
Ce type de décision relance par ailleurs le sempiternel débat autour de la gestion des talents par les clubs. Faut-il donner la priorité au développement en sélection ou à l’intégration rapide dans les plans d’une équipe professionnelle ? Dans le cas de Bakola, Marseille a tranché – avec, sans doute, un œil sur la rivalité nationale avec le PSG, dont les jeunes bénéficient d’un développement accéléré pour répondre à l’exigence des compétitions européennes.
Vers un rôle renforcé pour Bakola dans le onze olympien ?
Avec ce choix fort, tout indique que Bakola sera solidement intégré dans les prochaines semaines au groupe pro olympien. Ce n’est pas seulement pour quelques apparitions en fin de match que De Zerbi et la direction ont décidé de le retenir. En pleine quête de stabilité au milieu, entre un Rongier en reprise et un Meïté encore irrégulier, Bakola pourrait avoir une belle carte à jouer.
Reste maintenant à observer comment le jeune Marseillais gérera cette pression. Moins de visibilité internationale, mais des opportunités accrues en club : un pari qui peut s’avérer payant si, comme prévu, Bakola intègre durablement l’effectif et fait parler de lui dans les chocs à venir – notamment contre le PSG, où l’OM rêve d’imposer une nouvelle génération formée à la maison.
Une stratégie que l’Olympique de Marseille devra assumer sur le long terme pour ne pas freiner l’essor de ses pépites, tout en tenant tête à un PSG toujours prêt à attirer les meilleurs jeunes des quatre coins de la planète.